15.1.08

新村デザイン事務所/Shinmura Design Office


Je persiste à croire que les trouvailles visuelles les plus simples sont souvent les plus réussies. Comme cette création d'un bureau de design japonais : des lettres (mais aussi du sens, non traduit ici), tombant d'un plan graphique vertical, à deux dimensions (à la manière des désormais célèbres glyphes du générique de Matrix), dans un espace à trois dimensions, un volume d'eau, où l'écrit semble se dissoudre, comme dans un fluide matriciel (antérieur au langage) ou babélien (la dilution dans la confusion). Le jeu de contraste entre le haut (noir & blanc) et le bas (gris dégradé) accentue cette impression de dissolution chromatique des lettres.

3 commentaires:

losfeld a dit…

Jolie trouvaille ! Mes connaissances en graphisme, design etc. sont très sommaires, je compte sur toi pour me faire découvrir des artistes héhé.
A bientôt.

Martian Shaker a dit…

Merci. Mes connaissances ne sont pas extraordinaires non plus, mais je furète pas mal sur le net, et je relève ce qui m'accroche vraiment l'oeil.
Je reviendrai prochainement sur des créations graphiques.

MS

BANNISTER a dit…

A quatre pattes dans la boue de la confusion la tête relevée, tordue police de caractère, et la langue aussi grosse et froide qu'un cadavre battu comme un œuf. N'est-ce pas ainsi que l'on "chante comme chien" de "barbares chansons" dans l'ombre brulante de la tour? N'est ce pas ainsi que l'on noie sa langue dans sa bouche et sa mangue dans sa louche avant de boire jusqu'au silence?
Babel tranche comme l'ivraie du soldat dans le gras de la honte et les racines renversées des oliviers de Judée font le macabre des syllabes et le licou des lèvres.