Affichage des articles dont le libellé est Electronique / Experimental. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Electronique / Experimental. Afficher tous les articles

29.11.08

Hypnoticast - Staring at stars through the canopy



Subscribe Free
Add to my Page

00:00:00 # Haruomi Hosono/Ambient Meditiation
00:03:46 # No Man/Days in Trees
00:06:14 # The Fisherman/Fluid
00:12:50 # David Sylvian & Holger Czukay/Premonition
00:20:00 # KLF/Dream Time in Lake Jackson
00:25:15 # Gabriel Yared & Underworld/Hungerford Bridge
00:27:02 # Alesini & Andreoni/Buchara

27.11.08

Syzygy - Morphic Resonance


Est-ce un nom aux consonances barbares qui aurait desservi ce joli album, sorti en 1994 dans un silence total de la part des critiques ? Syzygie, pleine lune, marée, attraction,planète, orbite, Orb...vous y êtes, pour ce qui est de l'ascendant zodiacal. La musique de Justin Mackay et Dominic Glynn se veut dérive océane. Construite sur des thèmes répétitifs, des glissandi réverbérés, décalés par le ressac des sonorités organiques ou des échos de mammifères marins. Aussi les morceaux évoluent-ils sur plusieurs palliers, parfois dans des directions étonnantes, sortant de la pénombre des grands fonds pour s'élever vers les eaux plus claires d'une plage exotique, à l'écoute de flûtes envoûtantes et de voix sensuelles.Un CD pour ceux qui ont apprécié les volutes orbiennes - foisonnantes de sons naturels - et les collages géniaux de FSOL, sourciers des fluides électroniques qui traversent le village global. Une techno planante qui a probablement vieilli aujourd'hui, ayant peu de choses à voir avec les altérations glitch, les expérimentations de l'IDM et les nouvelles modalités de l'ambient, entre minimalisme acoustique, shoegaze et folktronica.

19.11.08

A Small Good Thing - The Pink And Purple World Of Dishonesty



Le combo de Mark Sedgwick et Tom Fazzini a été particulièrement prolifique à la fin des années 90 puisqu'il a sorti, toujours sous la houlette productrice de l'excellent Andrew Hulme (de chez O Yuki Conjugate) : Cool Cool Water en 1996 puis coup sur coup en 1997 Block et The Pink and Purple World of Dishonesty.
Ce dernier album, rassemblant 18 titres – dont certains dispensables - entre courts intermèdes et longues plages atmosphériques, est la BO d'un film imaginaire sous influence lynchienne. Alors que Slim Westerns faisait la part belle aux guitares, Le Monde Rose et Pourpre de la Malhonnêteté s'apparente à une plongée dans une ambiance de lounge mélancolique et décadente (Peep Show Eccentriques, A twist of lemon, Shafted), comme si un orchestre de Las Vegas, las de mirlitonner pour des joueurs sourds des mélodies de crooner au fond des casinos (Bryan Ferry), décidait de tomber les tuxedo et partir en ballade à 4 heures du mat', chargeant les instruments dans un van et rouler lentement à l'extrême limite du désert, là où la noirceur de la nuit l'emporte sur les lumières viciées de la fête, là où les musiciens peuvent tirer de leur saxo, vibraphone et clavier les complaintes que leur inspire la désillusion du monde (à savourer : le sublime Ostrichism).

The Pink & Purple World Of Dishonesty tells a cyber-noir tale drawing from the jazz-laden soap opera scores that Angelo Baldamenti composed for "Twin Peaks." It is an unpublished novel or screenplay by Tom Fazzini, vibes player for Small Good Thing. We get a brief excerpt in the liner notes of a story that seems to be about vice cops in a gritty city somewhere.
This CD, perhaps, is the score to the film. It's an ambient wash of lounge jazz, sounding like the score of every noir film you've ever seen. At moments lovely, at moments tedious, it's closest to Badalamenti's work on the Twin Peaks score. Only, without David Lynch to capture your attention, you can get a bit lost in soft soundscape.
"Pink and Purple World of Dishonesty" is a bit of a surprise if you'd been exposed to Small Good Thing through their work on "Slim Westerns", a lovely sonic stroll through the American Southwest. Then again, it's really the same idea - a soft, distant take on well-worn cliches.

28.10.08

Perfect Zebras - Mixing with wildlife


L'écoute de Kissing The Pink m'a redonné l'envie de retrouver quelques autres groupes de new wave décalée et de synth-pop aventureuse. Ni une ni deux, mon ami RF, grand amateur et collectionneur de raretés devant l'éternel, sort de sa hotte ce LP, le premier du groupe, sorti en 1982, pour mon plus grand bonheur.
Je pose le disque sur la platine, avec un brin de crainte, mais la magie opère à nouveau, presque intacte, malgré l'écoute de centaines de nouveautés passionnantes apparues depuis et toutes prêtes à ringardiser Paul Robertson et son groupe.
Revoici les rythmes d'anciennes ethnies africaines "In for the kill", les jeux d'emulator et de vocalises soprano doublées de voix vocoderisée de "I don't dream anymore" ou encore les syncopes frustes de "Stand by the Shangri-La", ornées par le sax de Terry Stephens. Encore une merveille oubliée !

01 Touching My Heart Again (4:18)
02 Blonde Boys In Blue Denim (5:01)
03 I Don't Dream Anymore (6:16)
04 Love's An Illusion (3:34)
05 In For The Kill (4:20)
06 Running With Zebras (4:59)
07 Another Love Story (3:43)
08 Man Or Machine (4:00)
09 Stand By For Shangri-La (3:30)
10 Terrorists (6:17)
Bonus:
11 Touching My Heart Again (Razormaid)

Perfect Zebras made two albums. They were just another haughty "synth-pop" band amongst many others. Nobody wants to remember them. However Paul Robertson, like Mark Hollis, was a prodigious and exceptionnaly gifted songwriter...I'm claiming a compulsory rehabilitation !!! Much funkier than the second album (" like A Certain Ratio" as one of my friends said), just a few examples: the fantastic Tom Tom Clubesque song "Man Or Machine" and "Running With Zebras": as an ancient african tribe hits the rhythms, or another pearl "I Don't Dream Anymore": tight rhythms with amazing soprano aria, and "Another Love Story" where the guys playing Fun Boy Three-like music in a faster way! Wonderful music!!They are at their brilliant peak from the beginning till the end!!
Quotation from MUSIC BLOG OF SALTYKA AND HIS FRIENDS

24.10.08

Brian Eno - I dormienti



Noyée sous les centaines d'épigones plus récents, on n'entend presque plus la musique de Brian Eno, qui a quand même produit quantité d'oeuvres et installations sonores après avoir posé les jalons de l'ambient, avec Discreet Music (75) et Ambient#1 (78).
Or une pièce profondément hypnotique, qui porte parfaitement son nom, I Dormienti, se détache comme une de ses plus belles productions de la fin des années 90 (surpassant à mon sens Textures, Kite Stories ou White Cube). Editée sur son propre label, Opal, cette magistrale leçon d'ambient est restée confidentielle. Elle a été créée en 1999 pour accompagner l'installation de sculptures de Mimmo Paladino, à la South London Gallery. Pour ma part, j'avoue priser assez peu ces gisants de terracotta, qui apparaissent dans leur décor cendreux comme une reconstitution morbide des cadavres pétrifiés de Pompéï.
On l'aura compris, l'intérêt est surtout dans la musique, tout en motifs mystérieux, clairsemés, qui se réverbèrent dans une atmosphère cristalline et raréfiée. Cette impression de motifs clairsemés à différents niveaux provient de la démarche de Brian Eno, fortement inspirée par les calques de Photoshop, qu'il évoque dans son Journal (une année aux appendices gonflés - 1996). Pour l'installation de Paladino, il a choisi de distribuer sa musique sur 10 CD comportant chacun un ou plusieurs calques, un motif sonore de durée inégale, voire un "morceau" de silence. Les CD sont joués simultanément, en mode aléatoire, superposant ainsi les calques sonores et créant autour de l'installation un environnement auditif imprédictible et aux variations infinies.


"This music was made for an installation of sculptures by Mimmo Paladino at the Undercroft of the Roundhouse in Chalk Farm, London. Collectively the sculptures - about 30 reclining terracotta figures with about 20 attendant terracotta crocodiles - form a work called "I DORMIENTI" - "The Sleepers".
The elements of the music were distributed over 10 CDs (such that each CD carried just one layer of the music), and then played on 10 CD players positioned around the space. The CDs are of different lengths, and carry different numbers of tracks (some of which are silent tracks). Each player was set to "random shuffle" so that the exact overlay of elements at any given moment would not be predictable. The total playing time of such a piece (i.e. the time before it precisely repeats) is effectively infinite".

Quotation and rip from the blog Just Another Garden Password : olduvai

2.10.08

International Peoples Gang - Action Painting


International Peoples Gang est le nom (emprunté aux paroles d'une chanson de Bowie) d'un duo anglais : Martyn Watson et Ric Peet, qui s'est fait connaître avec un premier album (éponyme) en 1995 chez Em:t, le label aux pochettes animalières et naturalistes qui fit découvrir une pléiade d'expérimentateurs (Miasma, Slim, Woob, Beatsystem...), revisitant avec un bonheur inégal les courants d'ambient et de musique nouvelle. IPG revient donc en 2006 avec cet album concept peinturluré à la Pollock : treize titres (1 seule plage enchaînée dans le rip) en forme de collage subtil, glissant de ballades électro-grisantes en orfèvrerie ambient-pop, de synthés new-wave en chansonnettes étranges(le très joli Fireworks chanté en français par Anne Pepiri). Une belle réussite à (re)découvrir.

It’s argued by many, that the time for collage as a primary means of expression has passed or at least it’s heyday has expired. Interesting then to come across a record like this that brings to mind so many echoes of sound work from the early to mid-nineties [and on a label whose history begins in that period too].
International Peoples Gang create an album of juxtapositions here – most of them melodic and beautiful, never straying into any kind of dangerous or unexplored terrain and quite often stepping foot into areas of deep cliché and expired musical inspiration (‘Stop’). As much as there are several musical short comings here, there’s almost an interesting reminder of the simple pleasures of ‘expected’ electronic music, visible DSP and collage that seeks to stir the soul, or at least the ears. For the most part this album does stir something – whether it be memories of a past now almost unattainable or realisations of the simple beauty that can be reached with the most simple of source materials.
From Cyclic Defrost

20.9.08

Monolake - Gobi The Desert


Amateurs d'ambient, précipitez-vous sur le blog A closet of Curiosities (en lien à droite), l'auteur met en partage Gobi The Desert, un joyau d'ambient (dont le CD devient rare) réalisé en 1999, par le duo Robert Henke et Gerhard Behles, sous le nom de Monolake. Plus de 30 mn de dérives oniriques entre chants de cigales d'un lointain oasis, souffles de sable et granularités électroniques.

Robert Henke and Gerhard Behles's ambient piece is evocative of the place that is the name of this recording. The listener is immersed in what could be a recreation of the environment of the Gobi Desert during dusk and night time with crickets, cicadas and other insects chirping. Or are those just clicking electronic sounds that sound like insects? Other computer generated sounds and electronic drone patterns are mixed in with the insect sounds.

6.9.08

Jason Corder alias Off The Sky

J'avais prévu de vous parler de Jason Corder, musicien originaire du Kentucky, qui n'a pas attendu d'avoir le studio de Jean-Michel Jarre pour créer d'amples dérives ambient, d'une simplicité majestueuse (qu'on en juge d'après la vidéo ci-dessous où on le voit manipuler un matériel d'apparence assez humble : quelques filtres, claviers et instruments, une poignée d'enregistrements naturels ou machiniques). L'excellent blog Spiritual Archives, dans lequel j'avais découvert le bonhomme, m'a doublé en publiant un post très complet sur les productions d'Off The Sky (plus d'une dizaine à son actif sans compter les duos, compromis parfois moins inspirés) ; j'invite donc les amateurs à s'y rendre.
D'autres aspects du travail de Jason Corder forcent le respect. Il y a d'abord la générosité avec laquelle il multiplie sur son site et ailleurs les titres en téléchargement libre ; ce n'est pas non plus qu'il réserve ses morceaux aboutis au CD et ses esquisses au format internet - car on se contenterait volontiers des mp3 files tant il y a déjà là matière à rêver, riche en phosphènes, pauvre en déchets et matières grasses.
N'allez pas croire que la facilité inspire ces plages climatiques et frémissantes. Jason Corder est un passionné des mouvements du temps et des nuages, des tonalités que la lumière imprime dans les paysages. A propos du disque en écoute sur la partie droite du blog, il évoque ici sa démarche, les longues heures d'enregistrements, les passages de filtres, jusqu'à obtenir les diffractions imprévisibles d'un écheveau de lumière pure.
"This group of songs (or 'studies', as I think of them) is a DSP-manipulation concept piece based around my visual and mental explorations of the often chaotic and unpredictable seasonal climates here in Kentucky where I live. Throughout the entire project, which spanned over several seasons, I spent countless hours wandering around outside capturing raw natural sounds such as frozen trees, wind through leaves and storms to use as textural backdrops. Most of the melodic aspects of the studies involved samples of an old piano and various guitars run through numerous DSPs over and over so as to remove any obvious connections to their sources.

The main production method I used to capture the extreme unpredictability of the weather was by setting up dozens of sample loops run through numerous effect chains in Audiomulch. Then by linking various parameters to several midi controllers, all the tracks were recording live in one take each. That way I think I was able to create plenty of little mistakes to give the whole album a somewhat loose, unpredictable feel - just as the skies are chaotic."


Since Jason Corder decided that becoming a weather man was farcely over-rated, he coined the ambiguously fitted moniker "offthesky" which was in reality birthed in transit of his experimenting with converting chaos theories (especially those relating to weather systems*) into musical forms. And really its just an apropos title summating this atmospheric and acoustic communal project emanating from his studio in Kentucky ergo USA. Sounds pretentious I know, but offthesky is truly a humble handle that reflects both Jason's mild manered nature and his "in-the-clouds" mind-set when relating to others. His musical miasmatic manifestations are loosely inspired by chaos theory mathematics, dark foreboding jazz, and various natural susbstances...

31.8.08

Julien Neto - Le fumeur de ciel



J'ai très envie de vous faire connaître Julien Neto, un virtuose du sampler, qui a livré ce petit chef d'oeuvre d'ambient mélancolique en 2005, sur le label Neo Ouija ; mais bon..., je reconnais traîner une petite paresse, là, après mes vacances oisives - et quand je lis la rubrique de Stéphane, sur autresdirections.net, je dois avouer qu'il décrit parfaitement les ambiances du "Fumeur de Ciel" et que le mieux est de le citer :

"Le parisien construit sa musique sur des samples plus ou moins identifiables (les cordes, le piano, les cymbales de I (One), le piano de Goldmund sur Sketch et III). Dès le premier titre, on s’étonne de ce souffle prononcé, qui voile le son, surtout au début. Puis on s’habitue lentement à cette perturbation, recouvrant encore le piano qui ouvre Sketch et qu’on va trouver partout dans le disque - saturation qui enveloppe la musique d’un brouillard anglais.

Le morceau Sketch marque le passage à un univers féerique, où ces nappes bruitées font écho à une guitare. Sur VI, la même guitare s’associe au piano de Goldmund (alors co-compositeur) et à une rythmique claire qui apporte beaucoup d’ampleur, pour un résultat entre John Barry et Four Tet.

De manière générale, la musique de Neto est constamment cinématographique / poétique / littéraire... : elle se perçoit comme la bande-son d’autres arts. Le Fumeur De Ciel aurait été composé à partir de poèmes du romantique anglais John Keats (XIXème siècle) et aligne des paysages sonores électro-acoustiques, qui prennent le temps de s’exprimer, usant en cela d’une certaine ampleur ambiante. Photographie sonore, peinture sonore, lecture sonore, bande-son, la musique de Neto incarne véritablement l’évocation et le voyage au travers d’une mise en scène romantique.
Le Fumeur De Ciel distille parfois quelques éléments rendant son ascension plus facile (mélodies plus évidentes, samples de voix), mais généralement la musique de Neto est un tout indivisible qui en impose. Difficile, pesante, elle peut envoûter (IV (Keats), Voy...) ou laisser le voyageur à quai."

"Le Fumeur de Ciel is the debut album from mysterious Parisian, Julien Neto. A luxurious, touching and poetic symphony of smoky melancholia, the true power of the music presented here stems from Neto's ability to combine incredibly moving melodies with enveloping and immersive atmospheres without resorting to heavy or cluttered use of field recordings and other samples. Every string, woodwind and brass instrument employed has been elegantly layered and swirled together with intense textures and subtle distortions.
I (One)" is a strange piece with which to open such a rich and romantic work, its sparse infusion of edgy, sawing pads, jittery, clonking bleeps, muted piano keys and dry electronics strangely removed from the velvety tones and thick textures that colour the rest of the album, but Neto is quick to immerse the listener utterly in his spiralling, melancholic world with "Sketch". Like many pieces on Le Fumeur de Ciel, it makes wonderfully soulful use of sensuously plucked harp strings and yearning, tremulous flute melodies, layering them amongst foggy, metronomic piano chords and flowing, aqueous strings, creating a track at once so achingly sorrowful yet transcendentally beautiful one would have expected it appear as the emotional closure of the album rather than it's formative introduction.
The combined talent of Neto and Keith Kenniff (aka Helios, Goldmund) is a marriage made in heaven, the fruits of which are realised in "VI," one of the albums most radiantly cut gems. Kenniff's sensitively composed and delicately played piano is as moving and evocative as ever, working synergistically with Neto's generous layers of exquisitely balanced and blended shimmering pads, coruscating harps and creaking melodic percussive accompaniment. Keats is parenthetically name-checked in the following verse of Neto's aural poem. "IV (Keats)" is a piece that masterfully complements and enhances its predecessor, lending further credence to the assertion that Neto has taken his time lovingly assembling Le Fumeur de Ciel. It is also utterly heart wrenching... more sighing synths curl through great whorls of baritone woodwind instruments, and so many times, it's tear-stained chords strain to close the piece, only to be denied in further smoke-wreathed stanzas."
Quotation from Igloo / James Knapman, Contributing Editor.

11.7.08

Off The Sky - Cumulae Movement



Composition unique de 27'44" Cumulae Movement, est un OVNI planant de toute beauté, digne d'être rangé entre The Shutov Assembly de Brian Eno et World Receiver de Tetsu Inoué ; car elle ravira les amateurs d'ambient organique et ouatée comme des nuages irradiés de particules sonores, de clics mystérieux, de minuscules bruits environnementaux, d'échos et de filaments de mélodies. Off the Sky est le moniker météorologique d'un certain Jason Corder, avec qui il faut désormais compter. On en reparle bientôt.

FREE ep below
Cumulae Movement

"Cumulae Movement" revolves around the formation of a well-known weather phenomenon know as cumulous clouds. According to Jason he wanted to "create a movement of sound that mimicked the nature of these billowy, slow, shape-shifting atmospheric giants. So this rather long, dense piece simulates the time that Jason spent watching the clouds slowly progress across his field of view.

As a cumulous cloud moves across the sky, its shape is constantly changing, taking on several different forms during its life cycle. Likewise, as you listen, you?ll find that "Cumulae Movement" is an evolving piece consisting of several distinct parts that are interconnected by the same general motif. So find a natural location - an open field, a lake, a beach, a secluded hill or mountain - and enjoy this beautiful, placid ambient symphony.
Quotation from spiritualarchives.blogspot.com

2.7.08

Skylab#1


Voici un disque que j'avais acheté en 1994 pour la beauté du graphisme et du digipack cartonné. A l'époque, trip hop et ambient battaient son plein, mais Skylab#1 ne faisait qu'aborder de loin ces courants, car l'album s'écoute plutôt comme une rêverie musicale et poétique inclassable, un ensemble de ballades downtempo imprévisibles, écrites et produites par un certain Howie B, dont on connaîtra davantage les disques parus ultérieurement sous son nom (Music for Babies, Snatch, Mayonnaise). Le rip est chez sleepwalkingdreamweaver.

This album was released in 1994 on Astralwerks. This one of those albums that I bought without hearing or being told about. Have you ever done that? I just saw the album cover, noticed it was on Astralwerks, and bought it. I've discovered a few gems just by looks. That's how I found out about Pizzicato Five, the Tiki Tones, and Pavement. I don't do that so much anymore but back then I was young and could buy whatever since my mom paid the rent. Anyway, back to our album. Here's the rundown. Apparently Mat Ducasse took a lot of acid in his attic and produced tons of mix tapes of weird samples and loops. He mailed them to Howie B who then, with Love TKO (from the Japanese hip hop Major Force label), put them together to create a very trippy and mind expanding movie like album. You could call it downtempo but that word wasn't being thrown around back then. It's like ambient trip-hop. Or ambient breakbeat. It's ambient. It's weird. The song "Seashell" got used on a lot of chill compilations. That song is pretty great but the album is so much more than that one track. The album is an experience. It starts out strong and then gradually slows down by the middle to almost minimal sound and then it slowly builds back up to about the same speed as the beginning. If you've heard Howie B's "Music for Babies" it's probably closest to that as far as his catalog goes. Check it out. Excerpt from MOG - fistula spume's Posts

28.5.08

LOVE, PEACE & TRANCE



Cela faisait quelques années que je n'avais pas remis les oreilles sur ce CD, produit par Haruomi Hosono, en 1995 et devenu, comme tant d'autres, quasiment introuvable. Le pape de l'ambient asiate est derrière les manettes, au devant les voix précieuses de Mimori Yusa, Miyako Koda et Mishio Ogawa. Bien que la pochette, avec son kaléidoscope psychédélique et ses midinettes en tenue indienne, ait de quoi laisser sceptique, elle représente assez bien deux des influences majeures chez Hosono, qui infusent largement dans ce disque. La première (la plus ancienne - avec Cochin Moon, Tropical dandy - préexistante à l'époque YMO) est une fascination pour les ambiances exotiques, héritées de Martin Denny. Après le maître américain qui réinventait une improbable musique des îles du Pacifique, Hosono s'est intéressé à l'écoute occidentale des stéréotypes folkloriques de son pays - en les retravaillant à l'aide de synthétiseurs (The Tale of Genji) ; d'où ces chansonnettes au parfum un peu kitsch, portées par un instrumentarium décalé. La seconde (plus récente) est une inspiration puisée aux sources du chamanisme indien et de ses vertus médicinales ou hallucinatoires, qui marque son retour sur la scène ethno-ambient avec Medicine Compilation from the Quiet Lodge. Ici, les morceaux sont souvent développés en choeur. Individuellement ce sont des mélismes intimistes accompagnant une cithare, de graciles enluminures sur des carillons cristallins. Yasuaki Terada oriente ses relectures vers un format techno-pop, Mammal Mamma (admirablement séquencé) et Dawn sont les plus réussis dans ce genre. Kim Cascone, dans un style proche de sa période Heavenly Music Corporation, ajoute aux mélopées fantomatiques une légère pulsation (Solaris). Souffles ténus, invocations et drones ; c'est peut-être là, dans ces zones fusionnelles transcendant les emprunts indiens pour brasser des échantillons d'origines ethniques diverses, qu'Hosono fait son miel et donne son unité à l'ensemble.

Yeelen (HH)
Dreamtime Lovers (HH)
Solaris (dip in the pool)
Mammal Mama (HH)
Kokoro Da (Killing Time)
Dawn (d.i.p.)
Whispers in the Dark (Thomas Newman)
Hasu Kriya -single mix (Moro Fukuzawa)
Hush - A Mandala Ni Pàli (Moro Fukuzawa)
Aina (HH)

They are Mimori Yusa ("Love"), Miyako Koda ("Peace"), and Mishio Ogawa ("Trance"). Hosono gets to be the "&", I kid you not. Tracks 3-5 were mixed by Kim Cascone of Heavenly Music Corporation (who pointed out to me when I left his name off this page, no slight intended, good work). Kay (Something Wonderful) Nakayama does additional production on several tracks. First rate production and material. Cover art by Yokoo. If you want something hyper look elsewhere (NDE). Very relaxing but not boring.

25.5.08

Luke Vibert - Receiver


Ce n'est pas que le morceau soit musicalement génial, et il y a d'autres pièces bien plus appréciables de Luke Vibert, alias Wagon Christ ; mais bon... Receiver est le seul titre du CD Musipal qui nous soit proposé en version vidéo et cette poursuite dans un univers machinique sci-fi, un peu loufoque un peu inquiétant, est une vraie réussite.

18.5.08

EQUIPMENT - Selection from the Ambient Works of NEWSIC


Newsic est une collection produite au Japon par Spiral et le Wacoal Art Center. Plusieurs disques ont été édités dans les années 90, afin de faire connaître le travail de musiciens avant-gardistes, mais Newsic n'a jamais été distribué dans les circuits grand public en France. La compilation "Equipment" (achetée à l'époque auprès de l'association Crystal), est plutôt inouïe dans nos contrées et vaut le détour. Elle permet de découvrir les jolies structures musicales cellulaires pour flûtes, basse, piano et instruments à maillets de Motohiko Hamase (influencé par Steve Reich et John Adams) ; les plages environnementales de Yoshio Ojima, destinées à s'inscrire dans un ensemble sonore domestique ; la musique répétitive de Yoshiaki Ochi, pour percussions, choeurs et battements d'eau ; Mich Live, formé par Mitsuru Sawamura (saxophone alto) et Reiko Sato (piano), est basé sur d'amples échanges entre le duo, parsemés de marimba et de guitare ; enfin deux morceaux de Satsuki Shibano, pianiste de formation, qui interprète des compositions pour instruments-jouets de Pascal Comelade, en y adjoignant quelques ambiances bruitistes sophistiquées et des textes dadaïstes en français.
Texte inspiré de Nouvel Age au Soleil Levant, de Bruno Heuzé, dans la revue Crystal Infos, Automne 1993.

1 Motohiko Hamase - Pascal (7:45)
2 Yoshio Ojima - Glass Chattering (5:54)
3 Satsuki Shibano - Rayures Venitiennes (3:26)
4 Mich Live - Safety Room (4:22)
5 Yoshiaki Ochi - Woods From The Sea (3:45)
6 Motohiko Hamase - Notes Of Forestry (6:13)
7 Yoshio Ojima - Evocations 2 (7:10)
8 Mich Live - Once (7:01)
9 Satsuki Shibano - Distant Piano (3:38)
10 Yoshio Ojima - Sealed (5:50)

5.5.08

Beaumont Hannant - Texturology


Après un premier album qui alternait de belles plages ambient et des titres plus durs, quasi-industriels, l'électronicien anglais au patronyme de Louisiane a atteint avec Texturology sa plus belle belle maturité d'expression. Des mélodies riches et plus affirmées, d'étonnantes inventions de rythmes, des développements harmoniques de toute beauté. Il y a un souffle quasi symphonique qui s'exhale ici, qui écharpe les froides sonorités des machines et fait de ce disque un monument mésestimé d'electronica. Teqtonik, rapide et acéré, reste très proche du travail d'un Aphex Twin. Pour ma part j’ai un faible pour Shades of Haze, une progression lancinante au violon ; et pour Vague, où l'ami Beaumont Hannant maîtrise pleinement son art de la sculpture électronique. Texturology est un album d’une élégance sombre et envoûtante, qui surprend par son esprit classique et son sens de la composition.
C'était en 1994, sur le label GPR. Trois ans, quelques disques et remix plus tard, il disparaissait de la scène electronica, laissant une production courte et inspirée.

Tracks
1 Teqtonik
2 Vague
3 Shades of Haze
4 Crouton
5 Mind Colours
6 A Summer Spent
7 Oblique
8 Woven Textures
9 Morphous
10 Latur

Beaumont Hannant is a musician, producer and DJ from York, England. His music and contributions extend to ambient techno, IDM, hip hop and indie rock. Hannant has received positive critical reviews and was named one of "The Faces of '94" by music magazine Select.
Thirteen years after its release, this and the contemporary, comparable "limited" issue still sound like the future, the past and the present. Picking elements that work in various musical subgenres while ditching their dodgy parts, Hannant blends the leftovers into a combination that, in theory, has limited chances of success. Nonetheless, "trance" melodies, "electro" programming, "industrial" percussions, "ambient" soundscapes all mix and create something else, uncategorisable, that must have confused music reviewers of the mid-nineties who had to make up new terms to define this kind of things.
IDM it became, then, and the name does not do the music justice too well: Music, yes; Dance, not necessarily, as it at least as suitable for armchair listening; Intelligent, well, it is not of the brainless kind and does tend to leave the mind wander about freely, that is for sure, but to call it intelligent seems quite pompous and gives the composer pretentions they might not have had. The even vaguer 'electronica' is perhaps more appropriate.
Anyway, the content mostly oscillates between dreamy, hypnotic and eerie with a clever rhythmic drive and, one can imagine, would be an ideal soundtrack for night driving or, more poetically, sleepwalking. The production is enormous and the attention to detail that permeates throughout Beaumont Hannant's work is certainly here at its peak.
One of those relatively unknown albums that would deserve a recurrent mention in the "which records would you take on a desert island" polls.

17.4.08

Paddy McAloon - I Trawl the Megahertz


Il faut croire que la cécité inspire de grandes symphonies ambient. Après Simon Fisher Turner, dont l'oeuvre musicale culmine avec l'illustration sonore du film Blue (voir le post sur Derek Jarman), voici la merveille orchestrale (passée inaperçue) de PaddyMcAloon, chanteur et compositeur des défunts écossais Prefab Sprout. En 2003, affecté d'une maladie de la vue, il s'attache à son poste radio et tire de ses syntonisations aléatoires des bribes d'histoires dont il compose une fresque qui tient à la fois de la musique classique, des musiques nouvelles et des ambiances de jazz. Mais de tout cela Caroline Bodin parle beaucoup mieux que moi chez Fluctuat.net.
"Temporairement aveugle, retranché chez lui, il se raccroche au monde qui l'entoure en écoutant la radio. De cette expérience étrange est sorti un album unique, à mi-chemin entre le jazz, la musique contemporaine (on pense parfois à Gavin Bryars ou John Tavener) et certains courants musicaux vaguement assimilés au trip-hop dont font partie Craig Amstrong ou Alpha. Le premier morceau, I Trawl the Megahertz, est une entrée en matière qui se passe de commentaire. Plus de 20 minutes, voilà la durée de cette plage à la fois répétitive et envoûtante. Une actrice récite, d'une voix quasi monocorde, les phrases lapidaires de la solitude ordinaire que McAloon a recueillit sur les ondes, des bribes de poésie involontaire qu'il a merveilleusement su mettre en valeur. Les cordes glissent et l'on retient son souffle pour écouter, hypnotisé par ce journal intime musical, série de rencontres faîtes à tâtons, frôlements imperceptibles d'existences froissées qui se répètent, encore et encore : « I'm telling myself the story of my life…happiness is only an habit…forgive me, I'm sleepwalking »…

Le talent du compositeur surprend, l'énigme personnelle prolonge l'écoute et l'album, entièrement basé sur le principe de la musique répétitive, se révèle être une expérience fascinante, et presque muette, si l'on exclut le monologue de la comédienne. Une fois, une seule, Paddy McAloon chante, sur le magnifique et crépusculaire Sleeping Rough qui annonce la fin de l'album. On mesure alors la somme de ses angoisses, l'étendue de sa peur face à la mort et au temps qui s'enfuit. Mais comme le faisait la Selma du film, c'est l'oreille tendue et les yeux tournés vers le ciel que l'homme continue son chemin, vers la lumière."


To many Prefab Sprout is Paddy McAloon; the driving force, songwriter, guitarist and predominant singer in the band. But 'I Trawl The MEGAHERTZ' is a first shift away from the band concept. Instead he uses an orchestra. This is an area McAloon has dabbled in before, resulting in the glorious 'Hey Manhattan!' and 'Nightingales' singles plus the sumptuous arrangements on 1997's 'Andromeda Heights' album. This time, however, McAloon's distinctive vocals feature only once and even then only briefly. Unquestionably the highlight of this first "solo" album is the title track; a sprawling Debussy-inspired classical piece, laden with gorgeous string arrangements and topped off with narration from the hitherto unknown Yvonne Connors. The words are based on radio talk shows which became something of an enforced hobby for McAloon whilst he underwent eye surgery; his reading and writing obviously hindered to a large extent. Connors delivers the lines so well that when phrases like "Your Daddy loves you very much; he just doesn't want to live with us anymore" are spoken - set against a wash of supreme arrangement - the effect is genuinely heartbreaking. It's no surprise, therefore, that the remaining eight - considerably shorter - tracks have no way near the same effect. Granted, 'Espirit De Corps' maintains a wonderful almost-Disneyesque feel but pieces like 'We Were Poor...' and 'Fall From Grace' keep a seamless flow together but pass by pleasantly and '49' is a polite imitation of the lead-off track. For 20 blissful minutes though, McAloon is inspired.

12.4.08

Jacaszek - Treny


L'album Treny, de Michal Jacaszek et de son groupe est une des plus jolies choses qui soient arrivées à l'ambient en ce premier semestre 2008. Ce compositeur polonais travaille essentiellement une base acoustique et vocale, tissant une ambient précieuse, néoclassique, où l'on trouve, dans une narration subtile et parfaitement ordonnancée, des chants quasi liturgiques émanant de temples lointains, de la harpe, des violons et violoncelles joués par Jacaszek lui-même et ses comparses : Maja Sieminska, Anja Smiszek-Wesolowska, avec des arrangements de cordes impeccables de Stefan Wesolowski. Pas de samples, juste une riche matière acoustique que Jacaszek retravaille en y ajoutant de fines granulations électroniques, créant une tonalité d'ensemble à la fois mélancolique, minimale et majestueuse. Les commentaires dithyrambiques que l'on trouve à son endroit sur de nombreux sites ne sont pas volés.




JACASZEK - author and producer of electroacoustic music, combinig electronically prepared sounds with acoustic instruments. "My music is an ambitious plan: I want to create my own, personal and recognizable musical language, in which electronic manipulation of recorded sound is going to enrich traditional acoustic instruments. The motivation of these experiments is discovering the hidden and universal beauty. DISCOGRAPHY/PROJECTS Jacaszek/Milka , "MAPA". (OFFMUSIC Rec 2001) Jacaszek "LEM konzept" Jacaszek "Lo-Fi Stories " (GUSSTAFF REC.2004) Jacaszek/Milka "SEQUEL" (GUSSTAFF Rec 2006). Wesolowski/Jacaszek "Kompleta" 2006 Jacaszek "TRENY" (MIASMAH/GUSSTAFF 2008) Boomkat review: Marsen Jules, Arvo Part, Zbigniew Preisner’s soundtrack work for Krzysztof Kieslowski, Deaf Center, Max Richter, Erik Satie, Alberto Iglesias - if you are familiar and in awe of any or all of these names then this latest album on the exceptional Miasmah label will no doubt end up on your essential listening pile for the foreseeable future. Jacaszek has managed with "Treny" to assemble an album so heart-stoppingly beautiful and personal that we’ve been stunned into silence for its entire 55 minute duration. With string arrangements provided courtesy of Stefan Wesolowski, the foundations of the album are set with Cello and Violin painting fragile outlines coloured by subtle electronic manipulations, harp, piano and reduced, haunting operatic voices. Unlike so many of his contemporaries, Michael Jacaszek doesn’t make use of any samples, with everything on the album assembled by the musicians on hand (notably Maja Sieminska, Anja Smiszek-Wesolowska and Wesolowski and Jcaszek themselves) - and the subtle grandeur of the album is almost impossible to take in over one sitting, even if the impact is absolutely immediate. This is the kind of album that you just cannot believe a bijou imprint like Miasmah is able to lay its hands on - such is the scale of its success that it feels like a hugely important piece of work, far outweighing almost anything else we’ve heard in the modern classical field these last eighteen months. Cinematic without ever feeling contrived, "Treny" is surely one of the most impressive, mystical and astonishing albums of the year.

9.3.08

David Shea - The Tower of Mirrors


Né dans le Massachusetts en 1965, David Shea s'installe à New-York en 1985 après des études musicales. Adepte de l'improvisation libre et de l'électronique, il s'intéresse depuis le début des années 90 aux échantillonneurs, qu'il a contribué récemment à perfectionner. Il est attentif à faire de l'échantillonneur un instrument à part entière, qui joue sa partition comme les autres et peut même se produire en solo. Sa production récente associe instrumentistes et échantillonneur pour produire soit des "symphonies" d'un nouveau type, où le matériau acoustique est fondu dans un prodigieux travail sur le son, soit des mises en scène de chambre, où l'électronique enveloppe les instruments dans une ambiance sonore qui n'est pas sans rappeler les musiques de film.
Notamment The Tower of Mirrors, créé en 1995, une des pièces maîtresses du puzzle musical de David Shea. Il s'est inspiré du roman chinois "Hsi Yu Pu", écrit par Tung Yen en 1652, qui raconte le voyage d'un moine taoïste de Chine en Inde, pour en rapporter les paroles sacrées du Bouddha. Alors qu'il chemine à travers la forêt, il sombre dans le sommeil et rêve d'une tour de jade emplie de miroirs. Chaque miroir s'ouvre pour lui sur un monde : le monde de l'oubli, le monde des anciens ou du futur. Cette oeuvre fut interprétée tour à tour comme une métaphore de l'illumination, un essai sur le désir dans la mythologie, une critique socio-politique de la dynastie Ming ou bien encore comme un recueil de contes populaires.
Autour de cette trame riche d'interprétations, David Shea convoque des échantillons de contes chinois, des prières, des textes lus en chinois, en italien, des citations de films (l'inquiétante voix laryngectomisée de Alphaville), et surtout une multitude de samples de space age pop.
"La nature exotique d'une grande partie du livre, dit David Shea, m'a amené à m'intéresser aux maîtres de la musique exotica, des années 50 et du début des années 60, principalement azux expérimentations extrêmes sur la stéréo, que la RCA avait commandées à Esquivel, Les Baxter, Martin Denny, Marty Gold, The Three Suns, André Popp, et d'autres, pour convaincre le public que la stéréo était plus intéressante que le mono.(...)
"Utilisant le roman comme lieu musical, mon travail a été élaboré à l'origine comme une collection de pièces pour sampler solo puis pour sampler et instrument. Il est ensuite devenu un récit cinématographique et musical constituée par des "miroirs" pour solos et duos illustrant des chapitres du roman. il est aussi un hommage à des compositeurs de musiques de films comme Henri Romain, John Barry, Ennio Morricone, Alex North, et à des compositeurs contemporains comme Ligeti, Xenakis et Feldman. L'étonnant travail de David Morley pour synthétiseur a fourni une bonne part du matériau de base pour les machines." David Shea




Manhattan-based composer David Shea is closely associated with the New York Downtown experimental music scene, which includes oft-collaborators such as John Zorn, Anthony Coleman, Bill Frisell, Marc Ribot, Fred Frith, Ikue Mori, and Bill Laswell. A sonic architect utilizing samplers, turntables, drum machines, and sequencers in complex amalgamations of genre and cultural reference, Shea is apt to move from probing electro-acoustics to Chinese traditional music, American pop, Latin jazz, and exotica in the space of a single piece. The bulk of his work appearing under his own name has been released through Zorn-related labels such as Tzadik and Avant, as well as through Belgian experimental music label Sub Rosa. Employing compositional methods forged from early electronic experimentalists such as Iannis Xenakis, Morton Feldman, Gyorgi Ligeti, and John Cage, Shea also adds more modern techniques of digital sound design and manipulation, cutting the combination with a wide palette of historical and cultural influence. A practicing Buddhist, Shea's odd fusion of East and West (particularly on albums such as Hsi-Yu Chi and Tower of Mirrors) is partly a function of the expressive role Eastern cultures have played in his own musical and cultural development. Shea's facility for fusing not only the spiritual but also the pop cultural elements of Eastern cultures (Hong Kong cinema, allegorical Chinese theater, etc.) is accomplished and critically renowned.

Les deux extraits ci-dessus en rip access"

6.2.08

Simon Redfern - Sea Sea


Acheté pour l'attrait de sa pochette dans une solderie, Sea Sea m'a révélé assez vite l'originalité de son compositeur, Simon Redfern, qui trace un joli sillon musical, depuis les années 90, pour différents projets, de spectacles notamment. Il emprunte aux musiques balinaises, à l'instrumentation occidentale, retravaille des séquences et samples de flûtes, pianos, mêle des sons ambiants, et offre des compositions fluides, étonnantes et d'une grande liberté d'écriture, qu'on imagine - dans la danse - pleines de tensions, de respirations et d'apaisement. Ce disque regroupe plusieurs morceaux écrits pour des performances, un film, un défilé de mode...
Office Trio, en écoute ci-dessous, a été écrit pour la création Office, du chorégraphe Keneth Tharp, pour le London Contemporary Dance Theatre en 1992. Ce spectacle gagna un prix au Forum des Arts de l'Univers Scientifique et Technique de Toulouse en 1994.
Redfern et Tharp ont créé en 1997 Artyfartyarts, une structure de création artistique basée à Berlin et à Londres.



1992 'Office' for choreographer Kenneth Tharp with London Contemporary Dance Theatre at the Place Theatre. Sequenced piano, samples and voice.
1993 'Sea Sea' for dancer Rachael Kriche at the Place Theatre. Sequenced piano, harmonica, voice and electronics.
1994 'Ice Land' for fashion designer Misia Godebska at the Business Design Centre. Sequenced piano, samples and electronics.
Artyfartyarts is a London-Berlin based arts group formed in 1997 by choreographer Kenneth Tharp and composer Simon Redfern.
Tharp and Redfern met as members of the South Bank Centre's Gamelan New Music group and have collaborated on numerous projects since, beginning in 1991 with 'Office' for London Contemporary Dance Theatre and continuing with the '2 Particles' show in 1997 at the Clink Wharf Gallery and 'Jam Karet' at the Place Choreodrome.

30.12.07

Severed Heads - Dead Eyes Opened


Cela fait de nombreuses années que Severed Heads ne nous envoie plus rien de son (pourtant très créatif) hémisphère austral. Les "têtes divisées" le sont probablement à jamais, même si un site semble continuer d'assurer le service de vente à distance.
Tom Ellard et son groupe avait développé un style très personnel, à coups de bandes magnétiques et de ciseaux, de sonorités loufoques, de boucles traitées, de synthés sautillants, de percussions centrifugées avec des voix et des bruitages machiniques. Tel que je le décris, là, ça a peut-être l'air d'une soupe triturée au mixer, mais non : Severed Heads, c'est un monde musical original et entièrement cohérent, qui ne ressemblait à rien de connu - et bien que ce groupe ait été apparenté à la vague électro-indus, il s'en démarquait largement par sa créativité et son humour. Il suffit d'écouter ses mélodies envoûtantes, chantonnées d'une voix douce, en décalage avec les voix sombres de rigueur en pleine période industrielle. Un maxi regroupant plusieurs titres d'inspirations différentes est audible chez Pop Will Eat My Blog

Although largely overlooked, Severed Heads were one of the better groups to grace the Nettwerk Records label during the 80's and 90's. The sad thing is that the group was putting out excellent material, but always overshadowed by label mates Skinny Puppy. Though there are some instances where Severed Heads do moniker the industrial sound that was abundant in this label, I always felt they were a chameleon of musical genres. You'll probably get a sense of what I mean when you listen to this EP, in that the musical styles change somewhat from track to track. Parts of this EP sound like industrial-ish rantings, while other parts fit nicely on a compilations alongside OMD or Soft Cell. Even the track 'We Have Come To Bless This House' sounds like it was an OMD b-side from one of the earlier albums. But overall, I love this EP for the track 'Dead Eyes Opened', which I think is a great synthpop track, and perfectly exemplifies what the sound should be like. Love them or hate them, Severed Heads were premiere stuff, and if you rifle through the small bad bits, you'll find some gorgeous music hidden away. Quotation and link from pwemb.blogspot.com (Pop Will Eat My Blog)