4.6.08

Jean Rollin - La Petite Ogresse


J'aime beaucoup (plus que ses films cheap) les fictions textuelles de Jean Rollin - cette capacité, comme chez Marcel Béalu, à faire affleurer le fantastique dans le banal. Car il suffit d'une rencontre... Celle d'un homme au bord du suicide et d'une petite fille venue de nulle part, qui pleure sur les marches d'un escalier parisien, pour que l'univers tout entier bascule. Qui est-ce personnage auquel son désintérêt pour la vie ouvre les portes d'un ailleurs peuplé d'ogres radieux, d'attachants nécrophages et de nains féroces ?
Jean Rollin parvient à exalter dans ses récits, avec des mots simples et sans détour, une certaine poésie du macabre. Je veux parler de sa prédilection pour les vampires, fantômes, ogres et autres monstres, qui sous sa plume s'animent dans des aventures malsaines et passionnantes.
La Petite Ogresse est un de ses meilleurs textes, qu'on dévore à belles dents, étonné à la fin d'avoir éprouvé si peu de dégoût pour la petite Alice au pays des horreurs.

3 commentaires:

losfeld a dit…

Je n'ai pas encore lu ce texte mais il y a quelques lectures de Rollin dont il faudra un jour que je parle. Quant à ses films j'ai pu en aimer certains (particulièrement Les Raisins de la Mort) mais la plupart m'ont endormi assez rapidement. Pourtant son univers a tout pour me plaire...

Laurent a dit…

Bonjour

j'aime bien votre blog, il faudra que je le consulte au calme
(là je suis au travail).
Merci pour les disques mis à disposition, très bon goût!
Et de belles photos aussi.
Salutations

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Martian Shaker a dit…

Merci.
Au plaisir de vous relire sous une de ces notules !