22.7.06

Boleslas Biegas





Le poète symboliste belge, Émile Verhaeren, a écrit dans une lettre à Biegas : «Vous contemplez le monde avec naïveté et profondeur... vos œuvres plastiques sont des poèmes... Voilà pourquoi je vous aime, surtout dans votre lutte avec la réalité profonde et frissonnante que vous douez d'une intensité telle que l'âme humaine y apparaît comme chez les vrais maîtres. »

J'ai pour ma part une grande admiration pour Biegas, dont l'univers, fortement onirique, convoque des figures majestueuses au symbolisme très ancien. Ces châteaux scintillants formés de grands chevaliers aux couleurs de jeux de cartes, châteaux de cartes ?. Ces peupliers élancés dans une nuit piquetée de mystère ; ces têtes qui apparaissent sur les murailles, comme les chandeliers vivants dans l'oeuvre de Cocteau "La Belle et la Bête". La chair, le fer et la pierre ne font qu'un, trinité inquiétante de démons ? Biegas nous dévoile une face primitive et mystique de la psyché humaine.

"Boleslas Biegas (1877-1954) était un artiste polonais installé en France durant la première moitité du XXème siècle. Il fut aussi sculpteur, peintre et auteur dramatique. Salué par Aleksander Swietochowski comme un nouveau Giotto (comme lui il fut berger), il accomplit des études grâce à la générosité de ses mécènes, mais son individualisme d'avant-garde provoqua son renvoi de l'Académie des Beaux-Arts de Cracovie. Lié d'abord avec la Sécession viennoise, il s'installa en 1902 à Paris où il vécut jusqu'à sa mort en 1954. Son primitivisme et son géométrisme annoncent le cubisme et le surréalisme, mais ses meilleurs œuvres appartiennent au symbolisme."
Extrait d'un colloque donné par Krzysztof Jezewski à la Bibliothéque polonaise de Paris, le 25 octobre 1999

1 commentaire:

ALTAMIRA a dit…

Solo leo español.
Agradesco tus imagenes sobre el gran maestro Boleslas y por Grosz.
Salud.