28.10.08

Perfect Zebras - Mixing with wildlife


L'écoute de Kissing The Pink m'a redonné l'envie de retrouver quelques autres groupes de new wave décalée et de synth-pop aventureuse. Ni une ni deux, mon ami RF, grand amateur et collectionneur de raretés devant l'éternel, sort de sa hotte ce LP, le premier du groupe, sorti en 1982, pour mon plus grand bonheur.
Je pose le disque sur la platine, avec un brin de crainte, mais la magie opère à nouveau, presque intacte, malgré l'écoute de centaines de nouveautés passionnantes apparues depuis et toutes prêtes à ringardiser Paul Robertson et son groupe.
Revoici les rythmes d'anciennes ethnies africaines "In for the kill", les jeux d'emulator et de vocalises soprano doublées de voix vocoderisée de "I don't dream anymore" ou encore les syncopes frustes de "Stand by the Shangri-La", ornées par le sax de Terry Stephens. Encore une merveille oubliée !

01 Touching My Heart Again (4:18)
02 Blonde Boys In Blue Denim (5:01)
03 I Don't Dream Anymore (6:16)
04 Love's An Illusion (3:34)
05 In For The Kill (4:20)
06 Running With Zebras (4:59)
07 Another Love Story (3:43)
08 Man Or Machine (4:00)
09 Stand By For Shangri-La (3:30)
10 Terrorists (6:17)
Bonus:
11 Touching My Heart Again (Razormaid)

Perfect Zebras made two albums. They were just another haughty "synth-pop" band amongst many others. Nobody wants to remember them. However Paul Robertson, like Mark Hollis, was a prodigious and exceptionnaly gifted songwriter...I'm claiming a compulsory rehabilitation !!! Much funkier than the second album (" like A Certain Ratio" as one of my friends said), just a few examples: the fantastic Tom Tom Clubesque song "Man Or Machine" and "Running With Zebras": as an ancient african tribe hits the rhythms, or another pearl "I Don't Dream Anymore": tight rhythms with amazing soprano aria, and "Another Love Story" where the guys playing Fun Boy Three-like music in a faster way! Wonderful music!!They are at their brilliant peak from the beginning till the end!!
Quotation from MUSIC BLOG OF SALTYKA AND HIS FRIENDS

26.10.08

Jeroen Verhoeven - Table Cinderella



Ce meuble aux formes stupéfiantes a été créée en 2005 par l'artiste hollandais Jeroen Verhoeven, qui a fait ses classes à l'Académie de design d'Eindhoven.
Il a nommé sa table Cinderella en référence à l'outil de morphing et de coupe robotique à 5 scies.
La table est composée de 57 planches de bouleau. Elle présente trois faces : la première (image supérieure), tout en rondeurs et volutes organiques, apparente l'objet à une improbable conque de bois, meuble futuriste sans fonction manifeste ; un quart de rotation et le meuble se drape en commode ; un quart de tour encore et le drapé de bois est celui d'une console régence (image inférieure, l'autre côté). Le tout en creux bien sûr, car c'est là la trouvaille de Verhoeven qui ne saute pas tout de suite aux yeux... regardez bien, ce n'est pas le meuble plein mais le contour qui définit la forme.
Jeroen Verhoeven rappelle Erwin Wurm (dans ce blog), qui s'amuse lui aussi à contrarier d'une autre façon les lois de la rigidité des matériaux.

For the form of the table Verhoeven was inspired by 17th and 18th century archetypal shapes of tables and commodes that he found in the library of the Stedlijk Museum in Amsterdam, because he regarded this period as the highpoint of furniture craftsmanship.  He simplified their outlines, then merged them together in a computer to create a fluid three-dimensional form from two-dimensional drawings. 
This process took three months to perfect. The virtual design was 'sliced' and each of the 57 slices, each 80mm thick (a total of 741 layers of plywood), was fabricated by CNC (computer numerically controlled) cutting machines, working on three, and sometimes five axes.  Each slice was cut from the front and from the back to perfect the curves and undercuts, pushing the boundaries of the technology. All the slices were assembled and the entire object, which is a hollow plywood form, was finished by hand. 
Verhoeven said 'It's about attention to detail and the possibility to make something unique with a machine that is normally used for mass production.'
The object is clearly the result of computer aided design, but is also clearly hand-finished.  It alludes to grandeur through the outlines of historically grand furniture in its profiles, yet it is also economical and humble, an unadorned plywood shell with no applied surface. These contradictions, or juxtapositions, are commonly found in recent Dutch design.

Imery Watson - Sloup

Je ne sais quasiment rien de cet artiste - néo-zélandais ? - apparemment spécialisé en effets spéciaux, déniché en musardant sur le site de We-Make-Money-Not-Art (voir en lien) ; si ce n'est que sa vidéo est un bijou, de l'ordre du rêve assurément. Il illustre un titre du compositeur japonais Susumu Yokota, titre d'inspiration traditionnelle, dont la mise boucle s'accorde à merveille à cette atmosphère étrange.
Il faut laisser passer les première minutes de cette captation tristoune de paysages urbains défilant à la fenêtre d'un train, s'immerger dans la répétition hypnotique des images et bientôt une vision surréelle apparaît entre les lignes haute tension et la ligne de chemin de fer !



Imery Watson has been part of that big group of creative artists from New Zealand headed by Peter Jackson, who have been able to impose a new standard to cinema visual effects. In this video shot for the Japanese pop artist Susumu Yokota he shows the huge potentials 3d technique has.

24.10.08

Brian Eno - I dormienti



Noyée sous les centaines d'épigones plus récents, on n'entend presque plus la musique de Brian Eno, qui a quand même produit quantité d'oeuvres et installations sonores après avoir posé les jalons de l'ambient, avec Discreet Music (75) et Ambient#1 (78).
Or une pièce profondément hypnotique, qui porte parfaitement son nom, I Dormienti, se détache comme une de ses plus belles productions de la fin des années 90 (surpassant à mon sens Textures, Kite Stories ou White Cube). Editée sur son propre label, Opal, cette magistrale leçon d'ambient est restée confidentielle. Elle a été créée en 1999 pour accompagner l'installation de sculptures de Mimmo Paladino, à la South London Gallery. Pour ma part, j'avoue priser assez peu ces gisants de terracotta, qui apparaissent dans leur décor cendreux comme une reconstitution morbide des cadavres pétrifiés de Pompéï.
On l'aura compris, l'intérêt est surtout dans la musique, tout en motifs mystérieux, clairsemés, qui se réverbèrent dans une atmosphère cristalline et raréfiée. Cette impression de motifs clairsemés à différents niveaux provient de la démarche de Brian Eno, fortement inspirée par les calques de Photoshop, qu'il évoque dans son Journal (une année aux appendices gonflés - 1996). Pour l'installation de Paladino, il a choisi de distribuer sa musique sur 10 CD comportant chacun un ou plusieurs calques, un motif sonore de durée inégale, voire un "morceau" de silence. Les CD sont joués simultanément, en mode aléatoire, superposant ainsi les calques sonores et créant autour de l'installation un environnement auditif imprédictible et aux variations infinies.


"This music was made for an installation of sculptures by Mimmo Paladino at the Undercroft of the Roundhouse in Chalk Farm, London. Collectively the sculptures - about 30 reclining terracotta figures with about 20 attendant terracotta crocodiles - form a work called "I DORMIENTI" - "The Sleepers".
The elements of the music were distributed over 10 CDs (such that each CD carried just one layer of the music), and then played on 10 CD players positioned around the space. The CDs are of different lengths, and carry different numbers of tracks (some of which are silent tracks). Each player was set to "random shuffle" so that the exact overlay of elements at any given moment would not be predictable. The total playing time of such a piece (i.e. the time before it precisely repeats) is effectively infinite".

Quotation and rip from the blog Just Another Garden Password : olduvai

21.10.08

Women With Kitchen Appliances


L'exploitation musicale des ustensiles à fonction alimentaire peut donner des choses autrement plus drôles que les symphonies doigtées sur bols et verres. Or jusqu'à présent, souvenez-vous, on n'avait droit qu'à d'ennuyeux concerts unplugged de cristallerie mouillée.
Mais voici que depuis 1999, un collectif d'intrépides québécoises (à géométrie variable : 4 - 6...10 filles, derrière leurs perruques et grosses lunettes de ménagère clonée, générique et interchangeable), vient bouleverser la souillarde. Ces dames se donnent pour mission de libérer tous les ustensiles de cuisine, d'en ouvrir le champ des créations sonores : actionner les petites mécaniques qui dorment dans les tiroirs et placards, transformer en ballons à pis de vache jaunes de vulgaires gants de caoutchouc (leitmotiv), électrifier leurs performances à l'aide de robots, blenders, couteaux électriques et autres instruments de cuisine "concrète", le tout avec le plus grand sérieux.
Ce commando sévit désormais un peu partout en Amérique du Nord, en Europe, et dans votre cuisine aussi, pour peu que vous les laissiez disposer de vos moulinettes et mixeurs. En attendant leur passage en France, il est possible de savourer un échantillon de leurs œuvres performatives sur leur site Internet MySpace www.myspace.com/womenwithkitchenappliances.



Montreal's Women With Kitchen Appliances (WWKA) take inspiration from the everyday working kitchen. Blenders, rice cookers, cutlery and mixers are all source naterial for WWKA's original and wacky brand of appliance performance. In this episode of alt.food.tv, WWKA create aural/visual pyrotechnices by stabbing knives into running blenders.

18.10.08

Pierre Véry - Pont-Egaré


Ce premier roman de Pierre Véry a fait l'objet d'une publication initiale en 1929, puis d'une version légèrement modifiée par l'auteur dans les années 60 (je crois). Il s'agit d'un écrivain découvert une fois de plus grâce à la sélection Nocturne du Nouvel Attila, grand prix du roman insolite et pourvoyeur de merveilles littéraires méconnues.
Pierre Véry ouvre un chemin très personnel entre deux genres qui rarement se rencontrent : le bucolique et le fantastique. Et il le fait dans une construction narrative relativement classique : 24 heures de la vie d'un hameau des Charentes (Pont-Egaré), découpées en deux grandes parties, le jour, la nuit ; avec exposition des personnages, positions sociales, qualités, vices et haines secrètes (le tout campé avec économie lexicale et quelques images fortes) qui mettent d'emblée le lecteur dans une complicité réjouissante. Classique également l'enchâssement des récits fantastiques, expériences troublantes et superstitions, dans le récit principal - notamment avec le conte de la Piote et les histoires de M. Paul (un double de l'auteur ?). Pourtant, les contaminations du merveilleux naturaliste (le jour) et des diableries de nuit sont innombrables dans le texte, et Pierre Véry sait tramer dans sa description de la vie paysanne tout un réseau d'images surréelles et de mystères, à tel point qu'on se demande si ce coin de terroir existe vraiment, engagé qu'il est à demi entre le songe et le sortilège.

16.10.08

Gene Rains - Lotus Land



Si vous êtes amateur d'exotica, sachez ne pas vous contenter des trois grandes figures du genre (Martin Denny, Les Baxter et Arthur Lyman) ré-exhumées il y a une quinzaine d'années. Car le travail de forage dans les archives de la Tiki Culture n'a pas cessé, et la grande carotte de l'exotica comporte également dans la même strate des années 60 le combo de Gene Rains et d'autres excellentes formations méconnues (je vous parlerai une autre fois de Rex Kona & his Mandarins). Gene Rains, vibraphoniste de jazz accompagné de son quartet éponyme, a sorti 4 disques chez Decca et Vocalion. Il a interprété lui aussi, comme Martin Denny au Shell Bar du Hawaiian Village, le répertoire des chansons populaires hawaïennes et des standards de jazz arrangés à la sauce exotica. Sauf que c'est au moins aussi bon que Quiet Village ou Hypnotique. D'ailleurs le Space Age Pop Guide ne s'y est pas trompé dans sa description par rapport à Martin Denny : Although clearly inspired by Denny, Rains' piano style is much more rooted in classical than jazz. The result is, perhaps, more exotic and atmospheric and less redolent of paneled basements and other bachelor pad accoutrements. Very subtle--good for making out, great for conking out.
Lotus Land est le meilleur des LP de Gene Rains : le son (plus encore que la musique) est un régal pour tout beachcomber rêvant de dénicher de vieux disques mélodieux enfouis sous le sable, près du ressac, des cocotiers et des oiseaux tropicaux.

Excellent record but half is standard Denny clone material. His title track and "Africa" cuts are among the very best of the genre in my opinion - superbly executed with spellbinding, magical moods. You can really tell he loved making it. Like Denny he actually lived and performed in Hawaii and his music is similar in style although he was more a classically trained musician whereas Denny was more jazz orientated. Only encoded at 128kps and I thank the original uploader. If you like exotica get it you won't be sorry. Quotations from Xtabay & showandtellmusic

13.10.08

The silhouettes - Conversation With The silhouettes



C'est un morceau original, décollant en vocalises scat enrubannées autour d'une flûte, l'éponyme Conversation, qui m'a accroché l'oreille dans une compile achetée il y a quelques années, puis donné envie d'en savoir plus sur ce groupe. Conversation With The Silhouettes a été produit par le saxophoniste Nathan Davis en 1969. Le sideman de Ray Charles rassemble ici une formation minimale mais bien équilibrée (guitare, flûte, percussions, vibraphone), qui vous tricote d'impeccables morceaux entre hip et groove (le côté bossa est plus lointain), sous des airs de flûte qui rappellent les ballades mélodieuses de Bobbi Humphrey. La vocaliste est peut-être le maillon un peu faible de l'ensemble, mais quelques titres valent à eux seuls le détour par ce petit joyau oublié : l'oriental Hashi Babba, le funky bizarre Lunar Invasion, et le terrible Young Blood (samplé par Luke Vibert).

Produced by Nathan Haynes in the U.S. for the Seque label, this record has some real chops & some trippy influences colliding within this lovely swirl of U.S. Bossa Jazz Funk. I hope the impact of hearing these three together keeps us focused on the goal of a page like this to cross refer information for the ultimate MPB experience. This is a seriously fantastic record. Flutes, Vibes, Electric bass & groovy femmes to tickle the fancy. "Norwegian Wood" gets a very nice rendering here. I adore this record. Aged really well & not one bad number on this foxy ass set. Love the flute work on this & the female vocalist is super yummy & accessible! Flawless.

11.10.08

Lehnert & Landrock - Portraits et nus






Autant que les photos de ces jeunes mauresques d'un autre temps, j'aime l'idée de couples d'artistes, comme Burke & Baker, partis capturer les images des Indes dans leur boîte noire (voir la catégorie photos).
Voici donc un autre duo de héros oubliés. Des deux, Rudolf Lehnert était le photographe, et Ernst Landrock, l'homme d'affaires, ensemble épris de l'exotisme et des beautés du monde arabe au début du XXème siècle. Ils s'installent à Tunis, en 1904, en plein cœur de la médina avant d'ouvrir deux boutiques de photographe avenue de France, puis de sillonner l'Algérie, l'Egypte et le Proche-Orient.
Les photographies, héliogravures et cartes postales colorisées signées Lehnert & Landrock, sont des œuvres d'art. Elles apportent en outre un des premiers témoignages visuels de la Tunisie de cette époque : portraits, us et coutumes, notations sociales, sites, photos du désert... et ces merveilleux nus, qui jouxtent dans les livres de photos orientalistes, les images de femmes carapaçonnées jusqu'aux yeux. Ce paradoxe de la nudité, rapporté à certaine mentalité religieuse, fascine depuis plus d'un siècle et nourrit une bonne part de la matrice fantasmatique liée à l'orientalisme, c'est-à-dire l'Orient esthétisé par l'Occident. Il est probable que les odalisques qui se sont plus que dévoilées sous l'oeil d'infidèles étaient des prostituées, parfois des esclaves. Reste cette sensualité qui s'affichait naturellement, dans des poses où l'impudeur le mêle à une sorte de fierté nubile et sauvage.
Pour plus d'informations consulter ce document biographique court et illustré.
http://www.imagesetmemoires.com/doc/Articles/Lehnert.pdf

8.10.08

Kissing the Pink - Naked


Voici ma seule (mais formidable) trouvaille de vide-grenier de dimanche dernier : Kissing the Pink, une de ces constellations mineures à l'écart du trou noir esthétique que représentait le courant new wave dans les années 80. Ce groupe anglais brille d'un éclat particulier, avec son violon et son saxophone, sa guitare aux accents floydiens, qui annonçaient d'étranges métissages, inouïs à l'époque. Les titres de Naked m'avaient scotché en 1983 et n'ont pas pris une ride. En écoute le tubesque "The Big Man Restless" (emprunté chez RHO - merci !), de la trempe de Planet Claire, taillé pour les dancefloors.

Kissing the Pink was formed in 1980 at the Royal College of Music in London, England. All of the members lived together in the same house in North London. Comprised of Nick Whitecross (vocals, guitars), Jon Kingsley Hall (keyboards, vocals), Peter Barnett (bass, violin, vocals), Simon Aldridge (guitars, vocals), Stephen Cusack (drums, vocals), George Stewart (keyboards, vocals), and Josephine Wells (saxophone, vocals). Their first single was "Don't Hide in the Shadows", made with Martin Hannett, but it wasn't until they signed with Magnet Records that they began to get any airplay. They recorded their first album in AIR studios with producer Colin Thurston, Kissing the Pink had wanted Brian Eno to produce the album but Magnet thought Thurston would make a more commercial impact. Kissing the Pink released their first album, Naked, in 1983.
The album, Naked, didn't sell a lot of copies but was a favourite with the college crowd, the sheer variety of songs on the album made the album too hard to classify, and thus it was largely ignored.

6.10.08

Beautiful Nkimadams !

En picorant dans les innombrables collages de FlickR, on peut découvrir les oeuvres prolifiques d'un papy assez extraordinaire, ex prof de musique retraité, devenu sur le tard photographe, illustrateur et collagiste...(inégal, il faut l'avouer : cette sélection ayant été faite sur le passage en revue de près d'une centaine de collages, dont certains un peu faciles).
Ses emprunts à l'iconographie classique ou religieuse, mêlés à des images animalières, des figures plus abstraites, ou issues d'un panthéon polythéiste plus ancien, forment une imagerie trouble, qui m'évoque (pour certains) les Mystères, ces cultes initiatiques antiques et secrets. Autre chose qui séduit dans le travail de Nkimadams : l'art avec lequel il exploite la magnificence des couleurs de la peinture classique et les contrastes de lumière.


An old man with time to read and think. A retired music teacher with 36 years spent in the public schools. A pianist who still plays all of Bach, Haydn, Mozart, Beethoven, Schubert, and Schumann. A poet, a writer of prose, a Jungian who still reads Freud, an admirer of Thoreau and Twain. Most of my internet writing is on the life and works of Edgar Rice Burroughs.
I come from a family of artists but only began doing my own graphic work in 1995 six years before my retirement. I studied pen and ink drawing for 6 years, then did a couple of years of watercolors, then since 2003 have been bitten by the big bad collage bug. Flickr kind of keeps me going -- all the nice comments from interested and interesting artists. I basically developed my own style that I think is recognizable as art by nkimadams.
Oh, I'm from Minnesota, USA but born raised out in the wilds of Minot, North Dakota.

5.10.08

Bernice Myers - Les Quatre Musiciens





Parmi les illustrateurs de livres pour enfants, j'ai une prédilection toute particulière pour Bernice Myers, (Wikipédia ne lui a pas rendu hommage, et la bio de cet illustrateur reste encore difficile d'accès). Je feuillète de temps à autre Les Quatre Musiciens (quelques pages ci-dessus) et espère dénicher un de ces jours Voilà le Facteur ; car je me régale de ses histoires un peu naïves, des personnages colorés et de son graphisme anguleux, dans le style des années 60, qui me rappelle lointainement le travail de l'immense Jim Flora (voir catégorie graphisme). Merci au blog Fun all around, qui m'a permis de faire l'économie de ces scans. Many thanx to Fun all around for the scans !

3.10.08

Yvette Mimieux - Baudelaire's Flowers of Evil






Il faudra un jour rédiger la liste des égéries d'origine française ayant fait carrière dans la psyché américaine des années 60 : outre la chanteuse et comédienne Claudine Longet, au funeste destin, il y a la belle Yvette Mimieux (moins connue encore dans nos contrées), née en 1942, de père français et de mère mexicaine. Ses mensurations idéales la firent primer à plusieurs reprises comme une reine de beauté de l'époque ; d'où une orientation progressive de ses apparitions en héroïne effarouchée et dévêtue dans des films de série B (dont elle ne suffit pas à empêcher l'échec commercial). Elle fut décrite, tenez-vous bien, comme "le croisement d'une princesse féérique et de Brigitte Bardot". Avec un tel génotype, rien d'étonnant qu'on la retrouve aux prises avec des monstres mutants et jaloux !


Yvette Mimieux commit également un album en compagnie de Ustad Ali Akbar Khan, qui l'accompagne en jouant des ragas, pendant qu'elle lit des poèmes des "Fleurs du Mal". Rien d'extraordinaire - selon moi - à l'écoute de ce disque, hormis la pochette au portrait vaporeux, qui aura fait fantasmer quelques centaines de jeunes gens arty des années 60 à nos jours. Mais bon, je livre néanmoins cette bizarrerie à votre écoute et j'attends les commentaires.

Yvette Carmen Mimieux (born January 8, 1942) is a now-retired American movie and television actress. She was born in Los Angeles, California to a French father and Mexican mother, Carmen Montemayor.
In 1960, Mimieux appeared in the hugely popular teen movie Where The Boys Are as well as George Pál's 1960 film version of H.G. Wells' classic 1895 novel, The Time Machine playing the character 'Weena', co-starring Rod Taylor. The Time Machine was followed by The Light in the Piazza (1962) with Olivia de Havilland. In 1963, Mimieux appeared in Diamond Head and Toys in the Attic.
At 5'4", 107 lbs, with 34"-21.5"-35" measurements (according to 1963's Movie Life Yearbook), Mimieux was widely regarded as a sex symbol during the 1960s. This perhaps affected her acting career, in which serious roles became increasingly elusive. Many of the films in which she appeared after 1963 were both critical and commercial failures. She later appeared in numerous television series and made-for-television movies.
Mimieux appeared in a 1964 episode of Dr. Kildare entitled "Tyger Tyger" that proved one of the most memorable of the series, and was one of the highest rated shows of the year. She played an epileptic surfer girl whom Dr. Kildare falls in love with. She is forced to choose between abandoning surfing or risking death by following her passion despite the risk of having a seizure in the ocean.

Totems, sceptres et bâtons de Nanou Vialard


Qui pourrait m'en dire plus sur cet(te?) artiste ? Je n'ai rien trouvé sur le net, après avoir découvert ce sceptre étonnant dans un petit ouvrage intitulé L'envers du réel, consacré à des artistes proches du surréalisme (non le surréalisme n'est pas mort !). Sceptre majestueux ou faux calumet orné de chimères, d'oreilles et de figures étranges, le travail de Vialard semble assez fascinant. Il rappelle les sculptures de Bogosav Zivkovic (voir dans la catégorie Art Brut). Je suis preneur d'infos !

2.10.08

International Peoples Gang - Action Painting


International Peoples Gang est le nom (emprunté aux paroles d'une chanson de Bowie) d'un duo anglais : Martyn Watson et Ric Peet, qui s'est fait connaître avec un premier album (éponyme) en 1995 chez Em:t, le label aux pochettes animalières et naturalistes qui fit découvrir une pléiade d'expérimentateurs (Miasma, Slim, Woob, Beatsystem...), revisitant avec un bonheur inégal les courants d'ambient et de musique nouvelle. IPG revient donc en 2006 avec cet album concept peinturluré à la Pollock : treize titres (1 seule plage enchaînée dans le rip) en forme de collage subtil, glissant de ballades électro-grisantes en orfèvrerie ambient-pop, de synthés new-wave en chansonnettes étranges(le très joli Fireworks chanté en français par Anne Pepiri). Une belle réussite à (re)découvrir.

It’s argued by many, that the time for collage as a primary means of expression has passed or at least it’s heyday has expired. Interesting then to come across a record like this that brings to mind so many echoes of sound work from the early to mid-nineties [and on a label whose history begins in that period too].
International Peoples Gang create an album of juxtapositions here – most of them melodic and beautiful, never straying into any kind of dangerous or unexplored terrain and quite often stepping foot into areas of deep cliché and expired musical inspiration (‘Stop’). As much as there are several musical short comings here, there’s almost an interesting reminder of the simple pleasures of ‘expected’ electronic music, visible DSP and collage that seeks to stir the soul, or at least the ears. For the most part this album does stir something – whether it be memories of a past now almost unattainable or realisations of the simple beauty that can be reached with the most simple of source materials.
From Cyclic Defrost

28.9.08

Bernard Purdie - Lialeh


En 1974, le batteur Bernard "Prettie" Purdie grave cette BO d'un obscur film X, et premier d'une veine blax-porn-ploitation qui fera des émules. Ballades soul et rythmes funky qu'on ne devinerait pas nécessairement en illustration de ce genre de film ; n'étaient quelques tracks plus chauds assaisonnés d'"explicite lyrics" (comme disent les américains) et de lointains soupirs.

Here we have the soundtrack to LIALEH, the first major black porn movie and final word in soulful shagging music. this Shaft-era classic was released in 1974, and since then it's been R.A.R.E finding this one. Legendary drummer Bernard "Pretty" Purdie composed, produced and performed LIALEH's score, while between projects with Curtis Mayfield, Aretha, The Last Poets, The Rolling Stones, James Brown...
A copy of LIALEH could cost more than $200 on eBay ...
From Milk Crate

27.9.08

Francesco Finizio - Dialogues avec la grande distribution

Pour continuer sur les marques et la grande distribution, je ne peux m'empêcher de vous livrer la (soi-disant) très sérieuse lettre d'un prétendu Francis Devriendt au Directeur d'Auchan à Marseille.
Ce dispositif énonciatif - bien entendu - complètement factice est l'oeuvre de Francesco Finizio. Il vise à piéger le distributeur et à le mettre en (mauvaise) posture de répondre sérieusement à une doléance atypique, naïve voire idiote, située dans un à-cheval saugrenu entre l'art et la publicité ; doléance qui ne saurait correspondre aux attentes du supermarché, mais qui interroge, dans sa démarche, l'hypothèse assez surréaliste du produit de grande consommation présenté sous forme d'installation dans une grande surface, comme dans une galerie d'art contemporain.
Le plus drôle est d'imaginer que cette lettre a probablement fait le miel ricanant et cynique du service des ressources humaines, qui s'est ensuite appliqué à éconduire "sincèrement" le demandeur.


Cliquez sur la lettre pour l'agrandir.
La lettre est extraite de l'essai très documenté de Jean-Yves Jouannais sur L'idiotie. Elle est accompagnée de trois photographies que mon scanner malheureusement défectueux ne peut reproduire.
Imaginez la première : trois bananes disposées en triskel sur un carrelage blanc...
Installé à Marseille peu après sa participation à Cosmos au Magasin de Grenoble (1995), Francesco Finizio montre dans la ville phocéenne un travail dont la reconnaissance ne peut aller qu’en s’amplifiant. Son exposition à la galerie RLBQ, conjointe à la présentation d’une oeuvre au [mac], confirme ainsi sa Ligne ouverte (2000) achetée par le Frac, ses Dialogues avec la grande distribution (2001), son Centre de tri visuel (2002-2003, au 3bisF d’Aix), ses Transmetteurs polyphoniques de rêves, Pléstéchonne et Eco-Filtre audiophonique, également visibles au [mac] en 2003. D’ascendance italienne, Francesco Finizio, vivant en France, est bien américain: né à New York en 1967, il y a fait ses études artistiques au Hunter College, là où son enseignant Robert Morris a lui-même passé ses diplômes. De tels zigzags culturels ne sont certainement pas étrangers à l’une des constantes de son travail: la mise en visibilité – en audibilité – des difficultés de transmissions ou de traduction de toute forme de langage, verbale ou visuelle. Sylvie Coëllier, historienne d'art.

22.9.08

Tétrabrik et marketing durable



On n'a vu que ça la semaine dernière sur les affiches parisiennes : Oui aux petits producteurs! Une création de marque atypique et inédite, qui mérite qu'on s'y arrête un moment.
L'initiative de Candia semble louable qui promeut un lait solidaire favorisant la production de petits producteurs du Massif central. C'est surtout l'identité de marque et la communication qui attirent l'attention : par leur tendance à sur-signifier les bonnes intentions de Candia, elles laissent sceptique sur la véritable dimension éco-solidaire du dispositif.

Tout d'abord un nom de produit original, une exclamation en forme de slogan, qui ouvre un nouveau registre, celui des marques pour ainsi dire "politisées" ; on peut le scander en trois temps : un "oui" énorme comme la typo, pour dire combien on est d'accord et une suite bien balancée en 2 X 3 syllabes (aux-pe-tits/pro-duc-teurs !). La vertu d'un nom-manifeste de ce nouveau genre, c'est d'être incontestable (personne n'a envie de leur dire Non ! aux petits producteurs) : il transforme le consommateur en militant enthousiaste du commerce équitable au moment même où ce dernier s'empare de la brique et l'exhibe dans son caddie. Remarquez cependant le saut qualitatif de Candia par rapport à toutes les marques qui rappellent discrètement leurs sources solidaires, via des labels tels que Max Havelaar.
L'engagement solidaire valorisé à la marge chez les autres devient l'identité même chez Candia, c'est gonflé et astucieux !

Passons sur l'amalgame assez flou de la désignation des bénéficiaires, à la fois "petits producteurs" et "exploitations familiales", comme si c'était la même chose. Quid des grandes exploitations familiales et des petits producteurs non familiaux ?

A ces engagements de commerce vertueux (voir le site) où consommateur et marque peuvent clamer de concert leur credo dans l'économie durable et solidaire, une seule voix manque : celles des fameux "petits producteurs". On ne les entend pas, les 16 familles d'exploitants laitiers du Massif central, parler de "comment ce contrat avec Candia leur garantit un prix juste" ? (alors que les anciens distributeurs leur imposaient des prix injustes), de "comment ce nouveau partenaire accompagne techniquement et financièrement les producteurs défavorisés" ?. Accompagnement technique et financier, préoccupation sociale et géographique (ils sont "défavorisés" - aah... nature injuste !) Voilà une grande marque qui prône l'égalité d'accès aux débouchés de production laitière, se donne des missions d'aide socio-économique. Diable, que de promesses ! Et qu'en pensent les exploitants concernés ?

Mais le pompon, c'est l'injonction à laquelle vous avez droit, en tête du packaging : Respirez ! Comme pour dire : "Prenez un bol d'air... et de lait en même temps" (ça s'appelle un zeugme en rhétorique) ; en patois marketing ça s'appelle "deux promesses pour le prix d'un seul produit". Ou alors est-ce que le fait de humer ce bon lait procure l'équivalent d'une randonnée en montagne (métonymie) ? Malin tout ça ! C'est Chamina qui va pas être content... Concurrence déloyale ! Le Vieux Campeur va porter plainte.

20.9.08

Monolake - Gobi The Desert


Amateurs d'ambient, précipitez-vous sur le blog A closet of Curiosities (en lien à droite), l'auteur met en partage Gobi The Desert, un joyau d'ambient (dont le CD devient rare) réalisé en 1999, par le duo Robert Henke et Gerhard Behles, sous le nom de Monolake. Plus de 30 mn de dérives oniriques entre chants de cigales d'un lointain oasis, souffles de sable et granularités électroniques.

Robert Henke and Gerhard Behles's ambient piece is evocative of the place that is the name of this recording. The listener is immersed in what could be a recreation of the environment of the Gobi Desert during dusk and night time with crickets, cicadas and other insects chirping. Or are those just clicking electronic sounds that sound like insects? Other computer generated sounds and electronic drone patterns are mixed in with the insect sounds.

18.9.08

Les nuits de l'Epouvante - Dargaud


Deux jours après avoir lu dans Chronic'Art un petit billet bien tourné sur cette BD intrigante et qui m'était inconnue, je la trouve par hasard dans une librairie d'occase parisienne. Aubaine ! Les trames narratives sont relativement basiques mais chaque histoire, assez courte, décolle très vite dans une direction horrifique imprévisible. Momies, hallucinations, chats pervers, rencontrés par un héros dandy appelé sur tous les fronts du macabre. Le traitement graphique est, paraît-il, sous des noms d'emprunt fantoches, assuré par "l'immense José-Maria Béa", collaborateur de Warren Publishing, à l'origine des fameux Barbarella. Son style de BD est empreint de thèmes symbolistes et de cauchemars psychédéliques, restitués par des couleurs saturées, flashy, par une représentation du surnaturel qui rappelle lointainement les délires graphiques et chromatiques des meilleures pages de FRED et sa BD Philémon.



16.9.08

Karen Finley - The Truth is Hard to Swallow


Il est vrai que la pochette est immonde et que les créations "radicales" de Karen Finley, performeuse, poétesse, auteure, comédienne et américaine, sont très controversées. Son excellent maxi "Tales of Taboo" (86), et son premier album (ci-dessus, jaunissant dans mes LP depuis 88), avaient fait l'effet d'une grosse claque dans les milieux arty, faisant passer Nina Hagen, la grande prêtresse transgressive de l'époque, pour une enfant de choeur.
Karen Finley revendique sa liberté d'exprimer des vérités cyniques sur le machisme (Gringo), des fantasmes sur la sexualité, et de tristes réalités sur l'abus sexuel et sur la consommation (The Father in All of Us). Mais ce sont les moyens de la dame qui choquent et lui ont valu d'être censurée avec l'étiquette obscene : son lexique ordurier, ses récits sardoniques dévidés entre râles porno et hystérie évangéliste. La mise en scène, assez simple mais impressionnante, en rajoute une couche ; car un des principes de performance de Karen Finley est de se faire recouvrir de produits agro-alimentaires (sirop d'érable, chocolat, etc.) chargeant tout à la fois son corps d'une image de femme-bonbon et son discours d'une satire de l'hyper-consommation.
On a pu la voir à Paris, à la fin des années 80, faire exploser sur son corps nu, par paquets de 6, des esquimau à la vanille un peu ramollis... Je vous laisse le soin de l'interprétation. Karen Finley slame sur des rythmes de disco cuisinés avec des beatbox à trois balles et des arrangements par endroits somptueux (Tender Animal). Elle hurle, imite, soupire, vitupère avec une énergie incroyable... Ecoutez-la, c'est une des dernières "angry woman" du tournant du siècle, même si ça ne se voit pas sur les photos ci-dessous.


Finley’s transgressive performances have long provoked controversy and debate in the U.S. and abroad. She is the author of Shock Treatment, Enough Is Enough, Living it Up, Pooh Unplugged and A Different Kind of Intimacy, and is the editor of Aroused: A Collection of Erotic Writings. She has won an Obie and was named Woman of the Year in ‘98 by MS. Magazine and Artist of the Decade in ‘99 by Coaguala. She is currently a professor in Art and Public Policy at Tisch School of the Arts, New York University, and is teaching at the Writers' Center. She lives in Tarrytown.

15.9.08

Plonk & Replonk - La face cachée du Léman



Trouvé donc chez nos amis du Lièvre de mars (la librairie en dessous), ce subtil opuscule de collages illustrant de prétendus Mythes, légendes et sornettes sur le Léman. L'ouvrage est réalisé par le collectif de graphistes et éditeurs suisses Plonk & Replonk à l'aide de vieilles cartes postales, avec un humour surréaliste de la plus belle eau.




Le lièvre de mars


Très agréable surprise que cette petite librairie, nouvelle dans le quartier de La Plaine, rue des 3 mages à Marseille. On y trouve d'un côté une large sélection d'ouvrages de référence sur la typographie, le graphisme, l'art contemporain, plus différents livres d'artistes numérotés et autres merveilles sérigraphiées ; de l'autre un éclectisme de libraire avisé, amateur de surréalisme, d'érotisme et d'autres écrivains appréciables, modernes et anciens. Au fond une vieille presse d'imprimerie, genre Heidelberg, attend que ses nouveaux propriétaires la bichonnent pour dérouler des kilomètres d'aventures poétiques derrière sa locomotive à encre.
Cliquez sur le titre de cette notule et vous serez transporté jusqu'au site de le lièvre de mars ! 21 rue des 3 mages - 13001 Marseille. 09 50 45 51 13.

6.9.08

Jason Corder alias Off The Sky

J'avais prévu de vous parler de Jason Corder, musicien originaire du Kentucky, qui n'a pas attendu d'avoir le studio de Jean-Michel Jarre pour créer d'amples dérives ambient, d'une simplicité majestueuse (qu'on en juge d'après la vidéo ci-dessous où on le voit manipuler un matériel d'apparence assez humble : quelques filtres, claviers et instruments, une poignée d'enregistrements naturels ou machiniques). L'excellent blog Spiritual Archives, dans lequel j'avais découvert le bonhomme, m'a doublé en publiant un post très complet sur les productions d'Off The Sky (plus d'une dizaine à son actif sans compter les duos, compromis parfois moins inspirés) ; j'invite donc les amateurs à s'y rendre.
D'autres aspects du travail de Jason Corder forcent le respect. Il y a d'abord la générosité avec laquelle il multiplie sur son site et ailleurs les titres en téléchargement libre ; ce n'est pas non plus qu'il réserve ses morceaux aboutis au CD et ses esquisses au format internet - car on se contenterait volontiers des mp3 files tant il y a déjà là matière à rêver, riche en phosphènes, pauvre en déchets et matières grasses.
N'allez pas croire que la facilité inspire ces plages climatiques et frémissantes. Jason Corder est un passionné des mouvements du temps et des nuages, des tonalités que la lumière imprime dans les paysages. A propos du disque en écoute sur la partie droite du blog, il évoque ici sa démarche, les longues heures d'enregistrements, les passages de filtres, jusqu'à obtenir les diffractions imprévisibles d'un écheveau de lumière pure.
"This group of songs (or 'studies', as I think of them) is a DSP-manipulation concept piece based around my visual and mental explorations of the often chaotic and unpredictable seasonal climates here in Kentucky where I live. Throughout the entire project, which spanned over several seasons, I spent countless hours wandering around outside capturing raw natural sounds such as frozen trees, wind through leaves and storms to use as textural backdrops. Most of the melodic aspects of the studies involved samples of an old piano and various guitars run through numerous DSPs over and over so as to remove any obvious connections to their sources.

The main production method I used to capture the extreme unpredictability of the weather was by setting up dozens of sample loops run through numerous effect chains in Audiomulch. Then by linking various parameters to several midi controllers, all the tracks were recording live in one take each. That way I think I was able to create plenty of little mistakes to give the whole album a somewhat loose, unpredictable feel - just as the skies are chaotic."


Since Jason Corder decided that becoming a weather man was farcely over-rated, he coined the ambiguously fitted moniker "offthesky" which was in reality birthed in transit of his experimenting with converting chaos theories (especially those relating to weather systems*) into musical forms. And really its just an apropos title summating this atmospheric and acoustic communal project emanating from his studio in Kentucky ergo USA. Sounds pretentious I know, but offthesky is truly a humble handle that reflects both Jason's mild manered nature and his "in-the-clouds" mind-set when relating to others. His musical miasmatic manifestations are loosely inspired by chaos theory mathematics, dark foreboding jazz, and various natural susbstances...

4.9.08

Denis Jourdin - Frissons d'espace


De cet auteur français né à Sancerre en 1950, actuellement professeur à l'École supérieure des Beaux-Arts de Tours, je n'ai que la troisième de ses BD, sortie chez Futuropolis en 89, une savoureuse histoire de savant qui tombe amoureux d'une espionne de l'Est...
Voici quelques planches de son dessin original, ludique et déstructuré, ses drôles de personnages, avec des mots en guise de bouche.