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25.8.08

Bunky Green - The Latinization of Bunky Green


Ce que dit Dusty Groove cité en dessous est tout à fait juste : si cet album du saxophoniste alto Bunky Green n'est en effet pas à ranger dans les standards de latin jazz, il n'en reste pas moins une cuvée groovy, adornée par les voix soul des Dells, et chaloupée sous les congas des trois sidemen aux percus - notamment avec le superbe A-Ting-A-Ling et quelques autres tracks qui donnent envie de danser. Avant réédition japonaise, cette galette paraissait en 1967 au catalogue soul jazz de l'excellent label Argo.

Chicago alto player Bunky Green gets "Latinized" -- in a very groovy set of soul jazz tunes from the 60s Cadet Records scene! The style isn't entirely straight Latin -- more just a soul jazz approach to small combo jazz, supported with great percussion from a trio of added players -- but Bunky's alto sax is right out front in the mix, bounding warmly over the top of the grooves with a sound that's a bit like Lou Donaldson or Chicago contemporary Sonny Cox! The Dells bring in a bit of vocals to the record -- not much, but just enough to create a nice sense of surprise.

17.6.08

The Kenny Clarke & Francy Boland Big Band - Latin Kaleidoscope



Encore disponible chez l'excellent Orgyinrhythm (précipitez-vous !), cette galette est probablement le summum du raffinement latin jazz autour du duo fondateur d'un des plus somptueux big bands des sixties (Clarke à la batterie et Boland au piano) ; de l'élégance chaloupée, des arrangements au cordeau, et pour nous servir toute cette beauté tropicale, une pléiade de virtuoses : Sabu Martinez (le conguero mythique de Jazz Espanole et Afro Temple), Sahib Shihab, Gary Mc Farland, et plusieurs autres pointures. C'est vrai ce qui disent nos copains américains là dessous : Crepusculo y Aurora est une merveille ; et ce qu'ils ne disent pas c'est que Gilles Peterson a attiré l'attention des amateurs sur cet album rare en compilant le très swingant Un graso de Areia.

One of the great latin jazz lps of the 60s and featuring who else but Sabu Martinez.Latin Kaleidoscope is comprised of two suites, with the band swinging on well-written parts to a panoply of well-used percussion elements. Boland recruited drummers Kenny Clare, Al "Tootie" Heath" and Sabu Martinez to add their percussion talents. Gary McFarland’s six-part "Latin Kaleidoscope" is a joy to discover – much as it was to first hear his solo creations and offers much evidence of his gifts. Boland, who added his own touches to this suite, never takes a solo throughout and is occasionally heard on harpsichord; a sensitive touch to sensitively considered music. And excellent solos are taken by Sahib Shihab ("Duas Rosas"), Ronnie Scott ("Uma Fita de Tres Cores") and Aki Persson ("Othos Negros") Francy Boland’s "Cuban Fever" is like a musical postcard of Cuba: powerful, colorful, exciting, where the unexpected is approached at every corner. The innate skill of Boland’s craft is most apparent here. Like the great jazz arrangers, he’s a scenarist, a master painter. Here the brasses cover more of the thematic canvas. But it is often the reeds that take solo honors (a nice contrast) – with the exception of the beautiful finale, "Crepusculo y Aurora" that benefits by a resonant Benny Bailey trumpet solo (Clarke’s clever shifting patterns are much in evidence here too).

3.4.08

The New Swing Sextet - Monkey See, Monkey Do


Combien de vieilles bandes magnétiques et de LP fabuleux sont encore menacés par les rongeurs, dans les coffres poussiéreux d'éditeurs aujourd'hui disparus ?. Si ce n'était l'excellent talent de dénicheur du label VampiSoul, ce serait le cas de ce combo new-yorkais de Latin jazz, formé à la moitié des années 60 et encore tout imprégné des vocalises swingantes des fifties. Cette compilation rassemble des titres perso et des interprétations de standard, gravés chez Cotique sur une vingtaine d'années et qui embrassent différents styles. Cela dit, tous les titres bénéficient d'un canevas de percus latines à faire flamber les dancefloors, qu'ils baignent dans un jus salsa (May Baby Couldnt Wait), un boogaloo rapide (Think Drink), des envolées vocales swingantes (Baby Get A Hold On My Heart) ou dans le jeu de vibraphone du leader Georges Rodriguez.

The New Swing Sextet are a Latin jazz combo from New York that formed in the mid 60s with members who still perform today. Monkey See, Monkey Do: Groovy Latin Swingers From Harlem's Best Combo - 1967 to 1971 is a Vampi Soul compilation which combines together recordings the group made in the late 60s/early 70s for the Cotique label.
They combine a Latin jazz feel like Cal Tjader with a vocal boogaloo sound that will have you shaking a tailfeather. As an added bonus, they are also joined on some numbers by the female singing trio called The Revue which fleshes out the vocal sound even more.
The group has a couple of originals which quote extensively from other songs but also has their own thing (lyrically and musically) added to the songs to make it their own. Up Tight quotes extensively from Stevie Wonder's song of the same name but also has an added New Swing Sextet section which really extends this song vocally and musically.

20.3.08

Richard Bone - Coxa


Joli album passé inaperçu dans la production (un peu trop) pléthorique de ce musicien américain. Richard Bone, né en 1952, a commencé par réaliser de nombreuses bandes son dans le domaine du théâtre expérimental. Il crée son propre label, Quirkworks en 1991, afin de pouvoir donner plus librement forme aux paysages sonores (souvent des planances électroniques) qui l'habitent. Curieusement il est resté en dehors de la vague ambient qui a déferlé à cette époque avec The Orb, System 7, Biosphere, et autres neveux de Brian Eno biberonnés à la techno planante. Mais Richard Bone déroute et il est rarement là où on l'attend. Le voici donc furetant sur les terres des musiques latines et du West Coast Jazz, cherchant à y introduire ses climats ambient (Flanger reprendra ces recherches avec plus d'audace 5 ans après). Première incursion avec Metaphysical Mambo (1996), puis dans la bossa nova avec l'album Electropica (en 1998) enfin dans le jazz lounge des années 50-60, avec Coxa (en 1999), hommage appuyé aux vibraphonistes Cal Tjader, Dave Pike, au producteur Creed Taylor et à l'ingénieur du son Rudy Van Gelder. Si les machines et samples de studio (notre ami Bone est tout seul aux commandes) ne prétendent pas tenir la comparaison avec les pointures citées plus haut, ce tribute d'un électronicien venu d'une autre planète musicale n'en reste pas moins intéressant, en ce qu'il distille une certaine inquiétude dans ce salon de massage musical pour loungers nostalgiques.
En écoute Dido.

Richard Bone shows a deeper and more mature approach to his work and the constant ability to reach into uncharted territory with his compositions is rewarding. Listening to Coxa is like entering a smoke-filled sleaze bar with its requisite gritty lounge music. Coxa (Quirkworks, 1999) is a vastly improved version of Electropica. Bone keeps swinging between ambient music and this electronic pop-jazz format. No doubt this is a "lighter" genre, but Bone achieves a superb sense of elegance and psychological depth with Garden and 47 Youth Street. Even the mellow singalong themes of Playa Six and Dragneta My Love, while anchored to a simple refrain and too friendly to cocktail music, suggest subliminal moods. This is an album full of surprises, including a faithful revival of the big-band sound (Almorita Dive and What If). It stands as Bone's masterpiece in the "popular" genre..

2.9.07

Jordi Sabates - Ocells del més enllà


Allez vite sur le blog de Prog not Frog, vous pourrez y écouter le mésestimé claviériste espagnol Jordi Sabatès, qui a sorti dans les années 70 cet album de jazz fusion mâtiné de flamenco et de dérives progressives, dont quelques jolies compilations (URGE, Spanish grooves, Improvisto vol. I chez Vadim music) ont récemment promu le track le plus contagieux : Ocells del mès enllà part III ; track qui reste - à l'écoute de l'ensemble - LA tuerie à se frapper la tête contre les murs. C'est à ma connaissance la première fois que l'album entier est accessible via le net : les amateurs de prog/rock se délecteront sur toute la cuvée ; amateurs de grooves, vous avez le meilleur avec le part III.



Keyboardist/composer Jordi Sabates played on a lot of good Spanish albums during the 1970's. He composed and played keyboards (piano, Fender Rhodes, organ and Moog synths) on this album, that he is joined Toti Soler-flamenco guitar, Ricardo Sabates-electric guitar, Manolo Elias-electric and contrabass, Ivan Bargas-drums, Gustavo Quinteros-percussion and Erica Norimar-voice. This is an absolutely fantastic Spanish fusion/progressive disc. Follow the link.

8.4.07

Clark Terry & Chico O'Farrill - Spanish Rice


Jolie pièce que cet album réunissant deux monstres sympathiques des sixties : à ma gauche Chico O'Farrill, arrangeur et chef (d'orchestre) notoire parmi les bigs bands de latin jazz ; à ma droite le sémillant trompettiste Clark Terry, très en forme, accompagné par une section de cuivres (bugles et trompettes) et qui dans ses solos hisse les morceaux de cet album d'une aimable tonalité easy mambo à un latin jazz de belle tenue.
La pièce maîtresse étant l'éponyme Spanish Rice, groove immédiatement catchy, porté par un dialogue pépère et humoristique sur la recette du riz à l'espagnole. Leur interprétation de Tin Tin Deo n'est pas mal non plus ; car aux percussions cubaines, il y a le maître en personne, Chano Pozo et ça s'entend.
S'il est vrai (comme le signale la recension anglo-saxonne ci-dessous) que cela ne fait pas pour autant de ce LP un chaînon indispensable aux yeux des spécialistes, je persiste à dire qu'il y a là une session d'une exubérance contagieuse, un titre à faire démarrer les dancefloors poussifs, avec cette idée géniale de faire parler les musiciens, comme on n'en entend rarement dans le cubop et le latin jazz. Ce qui est déjà remarquable.

En partage la face B :
1. Spanish Rice
2. Say Si Si
3. Macarena
4. Tin Tin Deo
5. Contigo En La Distancia
5. Happiness Is


Clark Terry Trumpet, Flugelhorn
Chico O'Farrill Arranger, Conductor
Joe Newman Trumpet, Flugelhorn
Ernie Royal Trumpet, Flugelhorn
Snooky Young Trumpet, Flugelhorn
Everett Barksdale Guitar
Barry Galbraith Guitar
George Duvivier Bass
Julio Cruz Percussion
Frank Malabe Percussion

Spanish Rice has all the ingredients for a successful Latin music session: clattering percussionists, a couple of guitars, peppy horns - there's even a recipe for Spanish rice included for the curious. And one can assume that Chico O'Farrill, who almost single handedly pioneered the use of Latin music in a big band context, is certainly up to the task of establishing a Latin groove with a depth of expression and artistry not present in similar music from the era. But what really edges this recording into compelling avenues is the presence of Clark Terry, who applies the right amount of sizzle or sultriness to his soloing as the moment calls for.
Songs like "The Peanut Vendor" and "Macarena" (no, not that one) deliver on the enthusiasm and exuberance promised from the cover, creating an addictive groove that percolates through the entire album. However, although filled with swagger and joyful exuberance, if there's one major drawback, it's that the material can seem too insubstantial at times. "Spanish Rice" for example features a humorous exchange between O'Farrill and Terry, and a doctored "Happiness Is" pokes fun lyrically at several important jazz figures; both are amusing, but neither all that satisfying in the long run.
Despite the few misfires, Terry and O'Farrill serve up a rather tasty assortment of Latin melodies and exotic rhythms. Sure, they weren't the most successful commercially at this type of Latin instrumental music, but which is the heartier meal: whipped cream (and other delights) or Spanish rice ?

30.3.07

Cal Tjader - Plugs In


Une session live de Cal Tjader, où l'on retrouve un quatuor de sidemen de renom, Al Zulaica, au piano acoustique, Jim McCabe à la Fender bass, et notamment Armando Peraza dont on a déjà dit du bien (Wild Thing). L'ambiance live fait la part belle à cette énergie qui se diffuse quand les vibes sont bonnes, et celles de Tjader et son combo sont gorgées de groove. Peraza lâche la bête afro sur ses congas cubaines. Il faut écouter St Croix le solo de percussion est jubilatoire !

En partage la face B :
Alonzo
Spooky
St. Croix
Tra-La-La Song
Get Out Of My Way

A beautifully plugged-in, turned-on session from Cal Tjader -- one that features the funky vibist alongside some sweet Fender Rhodes! The session was recorded live, but it's got a flowing, modal quality that rivals Tjader's best work in the studio for Verve and Fantasy at the end of the 60s -- a soaring, spacious sound that comes from the interplay between Cal's ringing vibes and the Fender Rhodes and acoustic piano work of Al Zulaica -- an excellent player we only know from a few of Tjader's albums. Armando Peraza provides some tight conga work on the set -- and titles include "Spooky", "Tra La La Song", "Alonzo", "Nica's Dream", and "Get Out of My Way" -- a great instrumental take on the Latin soul hit from Joe Torres! CD reissue features 6 bonus cuts.

3.3.07

Manu Dibango - African Voodoo


Si vous avez apprécié la B.O. Countdown at Kusini, voici encore un témoignage assez éclatant du talent du sieur Dibango, dans une veine afro-funk et loungy.
Cliquez sur le lien du titre qui vous emmène sur le blog de Quimsy's Mumbo Jumbo.

12.1.07

Dave Pike - Manhattan Latin



"Cet enregistrement de 1964 du maître du vibraphone propose le meilleur de deux mondes : de l'improvisation jazz de première catégorie, et des rythmes afro-cubains irrésistibles. Pour le soutenir, des All Stars tels que Chick Corea, Hubert Laws, Attila Zoller et Willie Bobo." Voici entre autre ce qu'on trouve sur le net francophone à propos de ce disque de Dave Pike à l'écoute duquel je reste plus que sceptique. Je l'ai cherché comme le holy grail du latin jazz et la déception a été à la hauteur de la quête. Je me permets donc de poster la critique américaine de All about jazz qui résume parfaitement mon point de vue. A vous de juger, en écoute la face A.

Dave Pike (vibraphone) avec Dave Burns (trompette), Ray Copeland (bugle), Hubert Laws (saxophones piccolo et ténor), Joseph Grimaldi (flûte), Chick Corea, Don Friedman (piano), Attila Zoller (guitare), Israel "Cachao" Lopez, Jack Six (contrebasse), Carlos "Patato" Valdes (conga), Robert Thomas (percussion), Willie Bobo (batterie)

A side

01. Baby (Pike–Pike) 2:46
02. Que Mal es Querer (Rodriguez) 3:15
03. Not a Tear (Stevenson) 3:58
04. Mambo Dinero (Pike) 2:36
05. Montuno Orita (Pike) 3:20
06. Aphrodite (Thomas) 3:13


Back in the sixties there was a vibraphone player who sold lots of records by combining his musical chops with his interest in Latin music and thus became one of the earliest exponents for Latin jazz. However, that man was Cal Tjader, not Dave Pike, and despite similar aspirations, the latter never achieved the recognition of the former.

Part of the problem was that Pike entered the scene once the market was already saturated with Latin-themed releases (as well as album covers with alluring women), but now it's possible to look back on his work with a little more perspective. Manhattan Latin starts and ends with a few tunes that evoke the music of Spanish Harlem and feature the same strong percussion, mariachi riffs, and chirping-bird reeds that grace many other similar releases. Each song also has some hard-hitting soloing from Pike and the brass section, but these tunes are so faithful they become insignificant; whatever may already be in your collection, chances are you have something like it.

However, the last part of the first side and the first part of the second side are quite good once Pike gives his sidemen more to do. Chick Corea contributes a strong tune with “La Playa” that provokes forceful soloing from the group. But in the best unit, which features no horns at all, Dave Freidman and Atilla Zoller (who went on to record some oddball music of their own) fire up some terrific soloing on some more widely textured tunes like “Aphrodite”. In particular with the horn-less ensemble, the group seems to understand that the goal of this type of endeavor should be inspiration, not re-creation. Too bad Pike didn't quite get there.

24.12.06

Pucho & his Latin Soul Brothers - Rip a Dip


Le trio de base du combo réuni autour de ce disque est le même que dans les années 60-70, c'est-à-dire Pucho aux timbales et les frères Pazant aux cuivres, sauf que les musiciens sont devenus - comme on peut le voir sur la pochette - en partie de sympathiques papys latinos. Sous leur air rigolard ces vieux sont passés maîtres dans l'alliage de latin jazz et de soul qu'on appelait à l'époque le boogaloo. D'autres influences encore ont donné une tonalité accessible et catchy à cette musique qui symbolise un peu le melting pot des cultures musicales afro-caribéennes à New-York. Ce syncrétisme (mêlé d'un goût pour des interprétations de standards populaires) n'a pas toujours été bien vu dans certains milieux plus stricts du jazz : on peut imaginer qu'aux yeux des épigones, le fait de rejouer Sex Machine, ou Hot Barbecue classait assez vite le père Pucho dans les orchestres de bal afro-chicano. Si bien que Pucho reste absent des ouvrages érudits dédiés au latin jazz ; et c'est bien dommage. Avec les années 70-80, le boogaloo de Pucho sort des modes musicales. Le jovial timbalero continue son gros bonhomme de chemin et réapparaît en 1995 avec cette fournée de grooves à l'éclat intact, mais aussi avec une plus grande reconnaissance des crate diggers de latin jazz.

In the 1960s, no one combined more or less equal elements of jazz, Latin music, soul, and funk as well as Henry "Pucho" Brown (b. Nov. 1, 1938). A somewhat forgotten figure until quite recently, Pucho never achieved the wide recognition of some other Latin-jazz performers exploring similar territory, such as Mongo Santamaria, Willie Bobo, and Cal Tjader. The timbales player and bandleader also may have been too eclectic, and too open to outside influences, to achieve much recognition within the jazz community.

When his brand of Latin-soul-jazz fusion started to fall from commercial grace in the early '70s, Pucho disbanded the Latin Soul Brothers. For the next 20 years, he made his livelihood by performing conventional Latin music in the Catskill Mountain resorts of New York State. In the early '90s, however, Pucho's back catalog began to generate interest in Britain, where he was a hit with the acid-jazz crowd, and where several albums were reissued by the Ace label. Happily, he made a return to Latin-soul-jazz-funk with this 1995 comeback effort, Rip a Dip , which found his skills intact.

10.11.06

Joey Altruda - Cocktails for Joey


Si la pochette présente un érotisme un peu mièvre et un nom d'une créativité égale à 0 elle n'en cache pas moins un opus de lounge & jazz de très bonne tenue. Si, si, Joey Altruda reprend le flambeau des Mancini, Schifrin, Jobim, Esquivel et Denny pour la veine exotica de "Tropical espionage" pleine de cris d'oiseaux et de percussions des îles - : arrangements luxuriants, cuivres élégants, mambo pur jus. Car il faut savoir que cet album constitue en fait un hommage aux musiques des années 50, sorti en 1995, et préfigurant le revival pour l'easy listening. Revival où le devant de la scène a été occupé par des groupes tels que Combustible Edison ou Pizzicato 5. Ce disque, peut-être justement à cause de sa pochette médiocre (je ne parle même pas du verso !), est passé à la trappe. Il était temps donc de redonner un coup de projecteur à cette pièce, la meilleure d'Altruda du reste, qui ravira les néo-loungers.


This 1995 entry in the lounge revival is a real sleeper. While Combustible Edison and others generated more national attention, Altruda put together a recording that relies less on retro-kitsch and more on sophisticated arrangements and fine playing. Henry Mancini is an obvious touch-point for this effort, with the maestro's "The Brother's Go To Mothers" (originally featured as incidental music in 1959's Peter Gunn television series) providing a superb organ-led workout. Altruda's own "A Martini for Mancini," is a worthy bossa-nova homage to the master, featuring lively vibes, flute and Hammond B-3, accompanied by a swanky, swirling horn arrangement.

Altruda's originals feature elements of several '50s masters in addition to Mancini. The latin sounds of Perez Prado, and the inventive arrangements of Juan Garcia Esquivel are obvious influences, as are the soundtracks of Ennio Morricone and Nino Rota, and the exotica sounds of Martin Denny and Arthur Lyman. The opener, "Tropical Espionage" blends the bird calls of Denny with a sophisticated horn chart and a bird-like flute lead. "Remembering Jobim" features the Stan Getz-inspired saxophone of Doug Webb and a melody mindful of Antonio Carlos Jobim's classics.

The oft-covered "April in Portugal" (nearly a standard of loungecore, with covers by Esquivel, The Three Suns, Enoch Light, Les Baxter, Perez Prado, Ray Anthony, Bert Kaempfert, and many, many more) adds a bit of rock 'n' roll to the bossa nova beat, while "Mambo Bardot" drops the tempo for a slow, mysterious dance befitting it's original setting in the film "And God Created Woman." Cy Coleman's theme for Hugh Hefner's "Playboy After Dark" television program features the superbly cool piano stylings of Red Young and fine sax from Doug Webb and Plas Johnson. Finally, Jackie Gleason's "Melancholy Serenade," best known as the theme for "The Honeymooners" is re-imagined as a cha-cha.

4.9.06

Cal Tjader - The Prophet



Il est urgent de mettre en partage cette pépite méconnue de l'excellent vibraphoniste Cal Tjader - dont j'ai déjà parlé, (découverte dans le blog de Orgyinrythm décidément plein de bons disques), et acquise par mes soins pour une somme modique dans le "vide-grenier mondial", j'ai nommé ebay.
The Prophet est enregistré en 1968 pour Verve à New York. Le son y est extrêmement séduisant et, s'il s'apparente à une production de jazz lounge, c'est que l'arrangeur Don Sebesky y a laissé sa griffe en matière de choix instrumentaux - flûte (Hubert Laws), violons, percussions dosées et moins en avant que dans les albums plus latin jazz. L'élégance des mélodies (Warm song, Time for love) est à mettre au crédit de Joao donato avec qui Tjader avait envie de travailler depuis longtemps. Tout ça sans oublier l'efficacité du swing (Cal's Bluedo, Souled out), et les accompagnements de choeurs féminins très wwhhoo wwhhoo et chabada (The prophet, Temo Teimoso). Un pur délice !

1 Warm Song
2 Souled Out
3 A Time for Love
4 The Prophet
5 Aquarius
6 The Loner
7 Tema Teimoso
8 Cal's Bluedoo

This is an ecstatically beautiful album " wrote Herb Wong in the sleeve notes to this 1969 Cal Tjader lp.And I think he was right-I love this record .Cal got Joao Donato in on piano for this one who also wrote "Warm Song","Aquarius" and "Temo Teimoso"for the session.Cal knocked out "Souled Out",The Prophet""Cals Bluedo"and "The Loner" and added the standard "A Time for Love".He then added strings and vocals into the mix with the usual percussion / rhythm section and the combination works wonderfully as arranged by Don Sebesky.Moving from the swinging groove of the title track to the funky sound of Souled Out to the bossa influenced Donato input this lp hits the mark on every track .Beautiful jazz but also one for the lounge lovers. Orgyinrythm

22.4.06

Les Masques - Brasilian sound



Sous ce nom mystérieux aux allures de carnaval se dissimule un duo français amoureux des musiques brésiliennes, qui grave cet album extraordinaire à la fin des années 60. L'héritage des Swingle Singers et des Double Six est tout frais dans ces vocalises de scat bossa à la française. C'est toute l'alchimie d'une époque qui s'exprime à la perfection ici : car on est dans la mouvance de Pierre Barouh revenant du Brésil, la tête pleine de samba et de bossa nova, qui monte son label Saravah en 66 et diffuse progressivement le goût des musiques brésiliennes à ses amis chanteurs et compositeurs. Plusieurs chansons françaises de l'époque qui deviennent des tubes sont en réalité inspirés de titres brésiliens. Brigitte Bardot s'y met : on lui taille une pièce de choix avec "Tu veux ou tu veux pas" en 1970 inspiré de la bombe samba soul "Nao vem que nao tem", de Wilson Simonal. Un peu plus tard Pierre Vassiliu fait un carton avec le drôlatique "Qui c'est celui-là" (adapté d'un titre de Chico Buarque) et concocté initialement pour occuper une face B. Les Masques donc, c'est Pierre Vassiliu et Nicole Croisille accompagnés par le trio Camara (notamment Edson Lobo pianiste, bassiste et compositeur ; et Tita - voix et guitare). On retiendra le carnavalesque "Echo", les groovy en diable "Il faut tenir", "Bal chez le baron" ; mais le reste est du même tonneau, tour à tour coquin et chaloupé "La grosse bosse à Casanova" et un brin naïf "Dis nous quel est le chemin". Les arrangements de José Bartel, Christian Gaubert et Claude Germain sont en orfèvrerie, pour des pièces de pop-jazz comme on n'en fait plus.

Rip Access mp3 file - 320kbps

Face 1 :
Echo - 2.40
Il faut tenir - 3.00
Un regard... un sourire - 2.28
Enfer - 2.50
Bal chez le baron - 2.11
La grosse bosse à Cansanova - 2.25

Face 2 :
Mais un jour - 2.10
Invitation - 3.48
Dis nous quel est le chemin - 2.40
L'oiseau - 2.46
Les filles et les garçons - 2.36

4.4.06

Cal Tjader & Carmen McRae - Heat Wave



Encore une pièce de choix que ce Heat Wave (enregistré en 1982) du vibraphoniste le plus hip du cubop jazz, acoquiné cette fois avec une Carmen McRae en pleine maturité vocale, et dont le timbre ample et chaud joue sur tous les registres de la sensualité. Elle atteint par endroits une tonalité grave presque masculine - notamment dans sa belle interprétation de "Besame mucho". Un album équilibré, les ballades latin soul un brin mélancoliques alternent avec des titres plus énergiques et dansants (Evil ways, Don't you worry 'bout a thing, Do nothin' till you hear from me....). Le tout est dopé par un Poncho Sanchez en belle forme de frappe.


1.Heat Wave - 3:07
2.All Is Fair - 4:27
3.Besame Mucho - 5:26
4.Evil Ways - 5:15
5.Do Nothin' Till You Hear from Me - 3:12
6.Love - 3:06
7.Upside Down - 4:33
8.The Visit - 4:13
9.Speak Low - 4:51
10.Don't You Worry 'Bout a Thing - 3:42

26.3.06

Armando Peraza - Wild Thing



"Wild thing", enregistré en 1968 sur le label Skye, est le premier disque en solo de ce conguero d'exception, surnommé "Mano de piombo" (main de plomb), pour sa frappe lourde et bien chaloupée. Durant de nombreuses années, Armando Peraza est l'illustre sideman de Mongo Santamaria, mais il est aussi sollicité par Georges Shearing, Cal Tjader (Peraza est présent sur le célèbre titre "Guachi Guaro" - album Soul sauce) ; et plus récemment par Santana.
Sur ce disque, une petite merveille de latin jazz et de grooves annonçant les métissages funky des seventies, participent Cal Tjader et Gary McFarland, copains de longue date qui n'ont pas boudé leur talent pour faire briller par leurs arrangements le toucher de percussions de Peraza.

http://rapidshare.com/files/28807119/Wild_Thing.zip

01 - WILD THING
02 - MONY MONY
03 - SOULED OUT
04 - FUNKY BROADWAY
05 - RED ONIONS
06 - VIVA PERAZA
07 - AL BAJAR EL SOL
08 - GRANNY'S SAMBA

20.3.06

Emil Richards - New Time Element


Comme le dit Emil Richards lui-même, compositeur, vibraphoniste, percussionniste et spécialiste des rythmes et musiques Hindustani, "...il me semble assez évident que les mondes du jazz, de la "pop music" et de la musique indienne vont en se rapprochant, et en fait, finissent parfois par ne plus se distinguer les uns des autres".
C'est dans cet esprit de fusion des genres et en s'inspirant de signatures rythmiques indiennes qu'il revisite des standards tels que "Sunny", "Take Five", "Happy Together", ou "Girl talk".
Le résultat est séduisant, décalé, groovyssime sur plusieurs titres, enluminés par le toucher de vibraphone du maître et les congas sauvages de Chino Valdes. Un extrait à apprécier immodérément.


Night Side :
Georgy girl
Call me
Here
Theme from "The sand peebles"
Happy together

Day Side :
Sunny
Hot fudge
Jimmy
Havah Nagilah
Take five
Blues for Hari