Affichage des articles dont le libellé est Easy Listening. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Easy Listening. Afficher tous les articles

19.11.08

A Small Good Thing - The Pink And Purple World Of Dishonesty



Le combo de Mark Sedgwick et Tom Fazzini a été particulièrement prolifique à la fin des années 90 puisqu'il a sorti, toujours sous la houlette productrice de l'excellent Andrew Hulme (de chez O Yuki Conjugate) : Cool Cool Water en 1996 puis coup sur coup en 1997 Block et The Pink and Purple World of Dishonesty.
Ce dernier album, rassemblant 18 titres – dont certains dispensables - entre courts intermèdes et longues plages atmosphériques, est la BO d'un film imaginaire sous influence lynchienne. Alors que Slim Westerns faisait la part belle aux guitares, Le Monde Rose et Pourpre de la Malhonnêteté s'apparente à une plongée dans une ambiance de lounge mélancolique et décadente (Peep Show Eccentriques, A twist of lemon, Shafted), comme si un orchestre de Las Vegas, las de mirlitonner pour des joueurs sourds des mélodies de crooner au fond des casinos (Bryan Ferry), décidait de tomber les tuxedo et partir en ballade à 4 heures du mat', chargeant les instruments dans un van et rouler lentement à l'extrême limite du désert, là où la noirceur de la nuit l'emporte sur les lumières viciées de la fête, là où les musiciens peuvent tirer de leur saxo, vibraphone et clavier les complaintes que leur inspire la désillusion du monde (à savourer : le sublime Ostrichism).

The Pink & Purple World Of Dishonesty tells a cyber-noir tale drawing from the jazz-laden soap opera scores that Angelo Baldamenti composed for "Twin Peaks." It is an unpublished novel or screenplay by Tom Fazzini, vibes player for Small Good Thing. We get a brief excerpt in the liner notes of a story that seems to be about vice cops in a gritty city somewhere.
This CD, perhaps, is the score to the film. It's an ambient wash of lounge jazz, sounding like the score of every noir film you've ever seen. At moments lovely, at moments tedious, it's closest to Badalamenti's work on the Twin Peaks score. Only, without David Lynch to capture your attention, you can get a bit lost in soft soundscape.
"Pink and Purple World of Dishonesty" is a bit of a surprise if you'd been exposed to Small Good Thing through their work on "Slim Westerns", a lovely sonic stroll through the American Southwest. Then again, it's really the same idea - a soft, distant take on well-worn cliches.

5.11.08

Lili St. Cyr - Effeuilleuse "burlesque"





Après Yvette Mimieux, il faut rendre hommage à une autre des égéries ayant fait carrière dans la psyché américaine des années 50 et 60 : la belle effeuilleuse Lili St. Cyr - née Willis Marie Van Schlaack, initialement chorus girl, puis stripteaseuse de vaudeville aux États-Unis, genre appelé là-bas "burlesque". Mais Lili n'a de français que le nom... et une expérience à Montréal, où elle tient l'affiche au théâtre Gayety pendant 7 ans, et se rend célèbre par l'audacieux déroulement "inverse" de son strip. La loi en Amérique interdisait aux danseuses de quitter la scène avec moins de vêtements qu'à leur arrivée. Lili St. Cyr a contourné cette loi en concevant un numéro où elle se présentait nue dans un bain moussant. Son spectacle consistait en un lent rhabillage progressif. Le Comité de la Moralité Publique de Montréal s’est intéressé à Lili en 1951, sans pouvoir rien trouver à redire. Elle joue le même tour retors à la police et aux censeurs de Los Angeles, qui ne purent condamner le spectacle : Lili St. Cyr fut acquittée ; mais elle sera arrêtée quelques années plus tard lors de sa prestation au cabaret Ciro's pour "indecent exposure".
Certains papys se souviennent encore de son numéro de geisha, celui intitulé Suicide, ou lorsque dans Jungle Goddess elle semble faire l'amour à un perroquet.

Elle devint une célébrité, tourna dans plusieurs films mineurs : The Miami Story, avec Barry Sullivan ; Son of Simbad, avec Vincent Price (beauté éclatante dans le portrait en buste), et I, Mobster, de Roger Corman.
Lili St. Cyr fut un modèle pour Marylin Monroe, influença plus tard Ivy Poison Rorschach, des Cramps, par ses frasques et son tempérament destroy - et jusqu'à Dita Von Teese qui, en digne héritière, décalque aujourd'hui la double activité de la reine du strip : effeuilleuse glamour le soir et le jour vendeuse de sa propre ligne de lingerie sexy.

Il y a une musique typique du burlesque, un genre qui mêle easy-listening, instruments et mélodies d'origine arabe (Turkish) aux thèmes d'un jazz à dominante cuivrée, très illustratif des temps forts du strip et destiné à mener par paliers la gent masculine vers l'apoplexie.


Pour vous mettre dans l'ambiance, écoutez les titres de ce CD (aujourd'hui difficile à trouver), inclus dans un joli coffret édité par Vogue, et accompagné d'un livret dédié aux icones du burlesque ; où l'on retrouve bien sûr la merveilleuse Lili St. Cyr.




17.1.08

Reposting Exoticast 1 & 2


A ma gauche Exoticast 1, aka Beautiful Bongos & Swinging Chanteuses : 45 minutes de kitscheries délicieuses et de morceaux choisis, un de premiers posts de Martian Shaker.
A special mix between lounjazz, mambo, exotica, and some of my favourite retro grooves, with : Chiemi Eri, Edmundo Ros, Joey Altruda, Eartha Kitt, Perez Prado & Rosemary Clooney, Johnny Frigo, Gillian Hills, Barbara Moore, Les Masques, Jumping Jacques, Irène de Trébert, Les Double Six, Aura Urziceanu, Marta Szirmai, ....

A ma droite Old Shells & New Shores, une seconde compilation de coquillages exotiques pour vos oreilles.
On the right side, Exoticast 2, a second blend of old, classic stuff : Martin Denny, Sondi Sodsai, Dick Hyman, Milton Banana, Elza Soares ; mixed with recent tracks from artists inspired by exotica : Luke Vibert & BJ Cole (with the haunting voice of Addie Brik, reminding of Yma Sumac or Bas Sheva), Sukia, and the asian master of ambient exotica, Haruomi Hosono. Enjoy !

16.10.07

Samplorious 2

Trouvez le sample ! ou comment un extrait soutiré de vinyles oubliés prend un coup de jeune une fois passé au tamis de l'échantillonneur.


Karminsky Experience a fait un beau carton il y a près de 10 ans, au plus fort du lounge revival, avec ce Hip Sheikh bourré de derbukas nerveuses, capable de dégraisser à la longue la plus coriace des belly danseuses. Le vrai tour de force est d'avoir trouvé l'extrait qui fait mouche, car tout le titre est en fait basé sur un seul sample qui tourne en boucle. Merci qui ??
Ecoutez l'original et trouvez le nom du morceau et de l'artiste chez qui les K.E. ont pompé cet élixir orientalisant.

10.10.07

Dean Elliott - Zounds! What Sounds!


Voici un album qui serait resté au rayon de la fantaisie anecdotique si ses effets sonores n'étaient pas parfaitement mis au service de superbes morceaux d'easy jazz, jouées par un grand orchestre. L'intégration des bruitages en guise d'arrangements est savamment étudiée et ressort avec une clarté exceptionnelle. Dean Elliott était familier de toutes sortes de sons drolatiques, lui qui travaillait sur des illustrations de cartoons avec son ingénieur du son : Phil Kaye. D'où cette débauche d'onomatopées, de cloches, compresseurs, sifflets de police, coups de hâches et arbres s'écrasant (sic), céleri croqué (sic), train et mille autres sons qui déboulent avec humour sur des morceaux feutrés ou groovy pour créer une sorte de musique seconde, faite d'accidents délicieux, à la fois figuratifs et surréels. Le premier titre " It's allright with me " avance masqué : le rythme de machine qui l'introduit peut se confondre avec un instrument à percussion, après tout le tempo est bien enlevé, on ne remarque (presque) rien. Puis Elliott insère malicieusement des vibrations métalliques, des bruits de bouche plosifs, des ressorts, qui finissent par former un surprenant contrepoint aux cuivres. Dans " Rain ", vous aurez droit à rien moins qu'une mélodie langoureuse rafraîchie par un duo de xylophone & gouttes d'eau annonçant l'orage. " Baubles, bangles and beads " nous montre que le comble, pour un swing, c'est d'être rythmé au son d'un punching-ball. " All of you " démarre par un échange de balles de ping pong, vous laisse siroter un martini près de l'orchestre au premier plan, évolue en bris de glace, un bouchon saute, on s'extasie de votre strike au bowling, et la musique coule toujours à flots. Enfin, réussir à émailler de rots une ballade sentimentale et le faire avec style, c'est la performance que nous offre Dean Eliott avec " It's a lonesome old town ", En cela " Zounds ! what sounds ! ", emblématique du potentiel de subversion de la lounge, peut être considéré comme une extravagance inimitable et parfaitement achevée.
Merci à Xtabay World pour le lien (ci-dessous) !

Working with cartoon sound effects wizard Phil Kaye (Tom & Jerry), the resulting Zounds! is perhaps the zenith of orchestral easy listening records with sound effect accompaniment -- an inspiration for novelty music dating back to Leroy Anderson's experiments in the early 50's. Elliot's tour de force, originally released in 1963, is about 15 times more frantically schizoid than Anderson's work and his rhythm loops most certainly must have been on Perrey & Kingsley's minds when they set out to do The In Sound From Way Out a few years later. Bowling pins, ping pong playing, clocks, water, sawing wood, police & train whistles, celery stalks, the sound man's coat ripping as he picks up his watch, a vintage cement mixer from 1920 struggling to turn over and countless other noises all take turns holding first chair in Elliott's orchestra. And to top it off, Elliott comes up with some over the top arrangements with the musicians at his disposal, making their instruments sound more like sound effects at times. Text and rip from Xtabay World

4.10.07

Samplorious

Trouvez le sample ! ou comment un extrait soutiré de vinyles oubliés prend un coup de jeune une fois passé au tamis de l'échantillonneur.

Premier de la liste : le sympathique italien Gak Sato, qui nous a gratifié d'un album inégal en 1999 : Post Echo ; mais bon... il y a Youp, un de ses titres les plus réussis, qui le doit à une jolie citation repiquée chez un des ténors de l'exotica.
Voici les 3 données de l'équation : le titre et la pochette de l'album de Gak Sato, la pochette masquée de l'album comportant le titre samplé. A vous de trouver l'inconnue : le nom du tite et de l'artiste cité...

25.9.07

Perez Prado & Rosemary Clooney - A Touch of Tabasco


Etonnamment, le dictionnaire du jazz paru chez Robert Laffont n'offre pas la moindre entrée alphabétique à cette actrice et chanteuse de talent. Peut-être est-ce son côté entertainer prime-time, avec son show musical télévisé : le "Rosemary Clooney Show", ses invités (le Nelson Riddle Orchestra, le quatuor vocal formé par les Hi-Lo's) considérés probablement plus comme des formations bon chic-bon public que comme de véritables pointures du jazz. Je ne sais pas. Qui a une explication ?
Entre les années 1958 et 1963, elle signe chez RCA Victor et réalise 6 ou 7 disques. Ecoutez-la en duo avec Prez, le Rey del Mambo, l'incontournable pianiste et arrangeur de bongos dansants de l'époque. Même si chacun des deux artistes aura réalisé de meilleurs disques séparément, il faut admettre qu'une jolie alchimie est à l'oeuvre dans cette "Pointe de Tabasco", gravée en 1960. Car Prez, qui a de son côté peu joué avec des vocalistes, a su créer un subtil écrin de tonalités cubaines à la voix de velours de Rosemary ; et cette dernière, qui n'avait jamais chanté avec des percussionnistes, donne une des meilleures versions de tous les temps de "Sway" et un "Bali-Hai" gorgé de touffeurs tropicales.



"This is a superb cooperation from 1960. And yes, they mean the world-famous pepper-sauce. These songs are hot, you´ll see... hear, I mean. I don´t have to say anything about Perez Prado, do I? Rosemary Clooney was an actress, TV-Show-host and singer. And a close friend of Bobby Kennedy, who was shot in 1968. She was married to the famous actor Jose Ferrer, and she is the aunt of George Clooney, but that´s not her fault... Hot rhythms, a hot voice and the bashy sound of Perez Prado, who could ask for more? More hot? Even hotter? Hmm, I´ll see what I can do... But till then, it´s Mambo-time!" Roman's Easy listening

22.9.07

Chiemi Eri & the Tokyo Cuban Boys - Japanese Folk Songs



L'engouement des japonais pour les raretés de jazz et de rétro-pop occidentales ne date pas des années 90 (il faut par ailleurs leur reconnaître d'avoir sur dénicher et/ou rééditer de très belles pépites de west coast jazz et de bossa nova - voir par exemple le site disque dessinee). Et de leur côté du pacifique, ils ont bien sûr tout un lot de kitscheries folk-pop, dont Chiemi Eri est sans conteste une des égéries. Cette chanteuse des années 50, qui fut également une actrice populaire, s'adjoint ici les services d'un combo local à tonalité cubaine (percussions et cuivres). Si bien que le chant de Chiemi Eri, modulé dans un style japonais classique, et posé sur des arrangements et une instrumentation jazz lounge ou mambo crée une hybridation inouïe et, ma fois, plutôt gironde pour des oreilles curieuses. On retiendra Itsuki no komoriuta, véritable perle d'exotica chaloupée et langoureuse, et Otemo-yan, où la belle adopte un jeu de modulations interrogatives typique du folklore musical japonais, que l'on retrouve d'ailleurs dans un titre célèbre du duo new wave (tout aussi japonais) "Frank Chickens."

1.9.07

Alex Scorier - Latin for dancers


La trajectoire d’Alex Scorier, soliste de formation swing, souffleur de grande tenue (saxophone ténor et soprano, trompette, flûte) alterne expériences en big band (Fred Bunge, BRT Big Band), travail en petite formation (avec Herman Sandy, Philip Catherine, Marc Moulin et son Placebo) performances de sideman (aux côtés de géants comme Bill Coleman, Buck Clayton, Don Byas), incursions funky (saxophone au sein des très sensuels Chakachas) et bien avant les années 70, il livre d'admirables versions un peu fake de mambo, latin et lounge (à la manière de Michel Magne avec Tropical Fantasy), à travers trois albums parus chez Polydor (Cha Cha Cha A Go Go, Sax In The Box et Latin For Dancers ), recherchés des collectionneurs, notamment le dernier, pour ses revisitations de standards tels que Perfidia, Havah Nagilah, Bubbles & Co, avec un morceau sublîme : Taboo. Pièce rare, donc, brought to you par Martian Shaker pour la rentrée :) Bonne écoute !



Alex SCORIER studied at the Brussels Royal Conservatory. He started his musical activity at age 18. In 1952 he formed his first big band with two American musicians - Sax player Jay CAMERON who was the soloist of the Woody HERMAN Orchestra and Slide HAMPTON and Jimmy GOURLEY (guitar). During 1954 to 1956 was member of the Fred BUNGE and Werner MULLER Orchestra in Germany as well as that of Fud CANDRIX. Back in Belgium, Alex SCORIER plays with famous American soloists, passing through the country, such as Buck CLAYTON, Taps MILLER, Bill COLEMAN, Clark TERRY, Steve LACY, Ernie WILKINS, Richard BOONE, Don BYAS. A jam session with Duke Ellington, at the Faun (Hambourg), in 1955 and with Slide Hampton.
From 1964 to 1991 he is a member of the BRT (Flemish radio & TV) big band under Francis BAY and Freddy SUNDER. He is a member of Marc MOULIN's "PLACEBO" from 1973 to 1975, with Richard ROUSSELET, Philip CATHERINE and others.
Latin For Dancers (Polydor) is a wicked album – half the tracks are average faux-latin fare (Patricia, Cherry Pink and Apple Blossom White,...) but don’t let that fool you because a handful of songs turn this into an essential album. Taboo is one but Scorier’s own compositions too are splendid. Ba Bi Baloo – Bi Balaa has brilliant worldless vocals and Meeting Point is a Killer with capital K.

17.3.07

The Three Suns - Movin' 'n' 'Groovin'


La collection Stereo Action proposait en guise de signature " the sound your eyes can follow ". Une image qui rappelle l'emphase des technologies promises dans les bandeaux, et détaillées dans les pochettes, de l'époque space age (Stereo Spectacular, Soundsational, Stereophonic Sound ). Le top fut atteint avec l'album d'Esquivel " More of other worlds, other sounds ", édité sur un label qui exploitait une nouvelle technique d'enregistrement sur bande de qualité cinéma : " Stereo Dual 33 mm ". En 1955-57, la haute-fidélité se développe, une véritable révolution pour des oreilles habituées à une diffusion médiocre du son (radio) ou à des disques de shellac enregistrés en mono. Les plus visionnaires ont vite compris le potentiel d'attractivité esthétique et commerciale de la stéréophonie. D'où cette jubilation des Enoch Light, Henri René, Marty Gold, Billy Mure, à rivaliser d'inventivité dans les ricochets de sons et d'instruments.
Auprès des Three Suns, c'est à Charles Albertine, un magicien arrangeur, que l'on doit les plages les plus stéréophoniaques - et notamment celles de Moovin' & Groovin'. Bien qu'en filigrane l'accordéon reste la marque de fabrique de la formation, les autres instruments sont choisis et mêlés selon l'inspiration débridée d'Albertine : célesta, koto, tambourin, et autres figurants exotiques bondissant d'un baffle à l'autre (Beyond the sea), ou se cachant derrière le phonographe de Mamie, dans des ballades à la fois désuètes et joyeusement saugrenues. Ce disque offre une réjouissante version de " Caravan " qui démarre en guitare et orgue nasillard (pour la couleur orientale), sur fond de bongos, avant de tourner swing en diable. Sur " Some of these days ", la guitare a un langoureux glissement slide, qui vous conduit droit sur votre canapé. Enfin il y a l'hallucinant " Danny's inferno ", qui reprend un thème de Grieg (Peer Gint, si si) et l'emmène avec xylophone, orgue, jaw bone, dans une sarabande infernale. Le tout régulièrement ponctué par ce son rond de tambour (largement samplé par Tipsy et d'autres) qui vous scotche une oreille avant de s'enrouler autour de l'autre, pour bien signifier qu'ici on est en stéréophonie. L'âge d'or des Three Suns, c'est une poignée de disques : Fever & Smoke, Twilight memories, A swingin' thing, et ce " Moovin' & Groovin' " que vous pouvez acquérir les yeux fermés, si vous avez aimé Enoch Light, Terry Snyder ou les compilations "Space Age Pop" (Vol 1 et 2).

April Showers (2:51)
Caravan (2:49)
Autumn Leaves (3:11)
Dancing with Tears in My Eyes (2:06)
Jungle Drums (3:52)
Movin' 'n' Groovin' (2:54)
Anniversary Song (3:13)
Beyond the Sea (3:04)
Some of These Days (2:53)
Danny's Inferno (2:50)
The Vagabond King Waltz (3:30)
Stumbling (3:04)

RCA's Stereo Action series has been touted as the cream of the record industry's efforts to promote stereo. The idea behind Stereo Action was to score tunes specifically in order to draw attention to channel separation. In other words, "The Sound Your Eyes Can Follow" was contrived to get the listener looking back and forth at the two speakers. Along with Esquivel's Latin-Esque, the Three Suns' Movin' 'n' Groovin' is the best of the series. Charles Albertine has taken the Stereo Action mission to heart, scoring several knockout wonders along the lines of "Tequila" from Fever and Smoke. Like that album, this one also features assorted strange percussion instruments. "Danny's Inferno" and the title track earn Albertine a place on, well, the lunatic fringe of so-called easy-listening pop history. "Caravan" and "Stumbling" are other great ones, and the rest of the record is nearly as excellent. Tony Wilds, All Music Guide

4.2.07

The Jumping Jacques - Avalon



Chez les Jumping Jacques, formation de scat vocal française de la fin des années 60 (portée par Jacques Hendrix, Françoise Walch et la voix de basse profonde de Jean Stout) on entre en général par l'album "Sugar & Spice" ; une petite merveille de grooves en canon à faire pâlir les inconditionnels de Mimi Perrin et des Double six (d'où peut-être le clin d'oeil du premier titre 'Double Françoise'). Si ce n'est qu'il n'y a plus de paroles dans le chant des Jumping Jacques, ce n'est que purs effets vocaux, chabada et whoowhoo ; soit plutôt dans le style d'Edda Dell'Orso ou de Barbara Moore.
Avec Avalon on a un peu de l'excitation groovy de Sugar & Spice, notamment dans des morceaux tels que Haunted House, Double Françoise, Who's that knocking at the door. Mais l'album s'oriente aussi vers des expérimentations plus... étranges ; ainsi le titre du disque, Avalon, en vocalises saugrenues, à la limite du rot, et accompagné d'un improbable banjo. Le tout reste quand même époustouflant de virtuosité vocale.

1. Double Françoise 2'30 (Jacques Hendrix)
2.La terre, le ciel et l'eau 2'27 (Vladimir Cosma / Françis Lemarque)
3. Lucinda 2'29 (Jacques Hendrix)
4. Just a little midnight swim 2'30 (Jacques Hendrix)
5. Avalon 1'35 (Vincent Rose / Joison / Da Silva)
6. Where flamingos fly 3'00 (Jacques Hendrix)
7. Adagio romantique 2'15 (Jacques Hendrix)
8. Chili peppers 2'10 (Jacques Hendrix)
9. Hanted house 3'00 (Jacques Hendrix)
10. Velvet and satin 2'00 (Jacques Hendrix)
11. Who's that knocking at the door 2'35 (Jacques Hendrix)
12. Whispering 2'25 (John Schonberger)

Stunning vocal work by this hip late 60s group -- the ultra-groovy Jumping Jacques, a vocal ensemble who really knew how to swing! The group feature male/female voices blended in a style that's reminiscent of some of the best European 60s soundtracks -- harmonizing in a mode infused with some very mod touches, snapping along in grooves that dip and turn nicely, with some very swinging moments. Place these guys right next to the best work by Les Double Six, I Cantori Modern, The Gimmicks, or Brasil 66 -- but give them a lot of credit for their unique and psychedelic approach to the style, making a record like this mad work that's uniquely their own!
Not as uptempo swinging groovy mod-psych-pop as on "Sugar and Spice", more varied, but still not really jazzy ; more slow tunes, and one hyper-novelty-esque animal sounds piece with a unique unisono effect of banjo's + chipmunk voices !

10.11.06

Joey Altruda - Cocktails for Joey


Si la pochette présente un érotisme un peu mièvre et un nom d'une créativité égale à 0 elle n'en cache pas moins un opus de lounge & jazz de très bonne tenue. Si, si, Joey Altruda reprend le flambeau des Mancini, Schifrin, Jobim, Esquivel et Denny pour la veine exotica de "Tropical espionage" pleine de cris d'oiseaux et de percussions des îles - : arrangements luxuriants, cuivres élégants, mambo pur jus. Car il faut savoir que cet album constitue en fait un hommage aux musiques des années 50, sorti en 1995, et préfigurant le revival pour l'easy listening. Revival où le devant de la scène a été occupé par des groupes tels que Combustible Edison ou Pizzicato 5. Ce disque, peut-être justement à cause de sa pochette médiocre (je ne parle même pas du verso !), est passé à la trappe. Il était temps donc de redonner un coup de projecteur à cette pièce, la meilleure d'Altruda du reste, qui ravira les néo-loungers.


This 1995 entry in the lounge revival is a real sleeper. While Combustible Edison and others generated more national attention, Altruda put together a recording that relies less on retro-kitsch and more on sophisticated arrangements and fine playing. Henry Mancini is an obvious touch-point for this effort, with the maestro's "The Brother's Go To Mothers" (originally featured as incidental music in 1959's Peter Gunn television series) providing a superb organ-led workout. Altruda's own "A Martini for Mancini," is a worthy bossa-nova homage to the master, featuring lively vibes, flute and Hammond B-3, accompanied by a swanky, swirling horn arrangement.

Altruda's originals feature elements of several '50s masters in addition to Mancini. The latin sounds of Perez Prado, and the inventive arrangements of Juan Garcia Esquivel are obvious influences, as are the soundtracks of Ennio Morricone and Nino Rota, and the exotica sounds of Martin Denny and Arthur Lyman. The opener, "Tropical Espionage" blends the bird calls of Denny with a sophisticated horn chart and a bird-like flute lead. "Remembering Jobim" features the Stan Getz-inspired saxophone of Doug Webb and a melody mindful of Antonio Carlos Jobim's classics.

The oft-covered "April in Portugal" (nearly a standard of loungecore, with covers by Esquivel, The Three Suns, Enoch Light, Les Baxter, Perez Prado, Ray Anthony, Bert Kaempfert, and many, many more) adds a bit of rock 'n' roll to the bossa nova beat, while "Mambo Bardot" drops the tempo for a slow, mysterious dance befitting it's original setting in the film "And God Created Woman." Cy Coleman's theme for Hugh Hefner's "Playboy After Dark" television program features the superbly cool piano stylings of Red Young and fine sax from Doug Webb and Plas Johnson. Finally, Jackie Gleason's "Melancholy Serenade," best known as the theme for "The Honeymooners" is re-imagined as a cha-cha.

31.5.06

Harry Breuer and his quintet - Mallet Magic




Un bon vieux disque du talentueux Harry Breuer (immortalisé sur la couverture du premier volume de "Incredibly Strange Music"), dont les mailloches magiques sautillent sur marimba, vibraphone, xylophone ou glockenspiel. Mallet Magic, son premier opus, est composé d'interprétations originales de morceaux classiques (Bumble Bee Bolero) ou exotiques (Chinese doll). L'approche de Harry Breuer a ceci de caractéristique qu'elle nous fait entendre ces métallophones ensemble dans d'improbables quartets, car ce type de percussion n'apparaît habituellement qu'en solo sur le fond orchestral. Il y a donc là de quoi ravir les véritables amateurs de la space age pop première époque, celle des Marty Gold, Enoch Light, Henri René, où les albums sont conçus comme de véritables démonstrations de stéréophonie.

Harry Breuer was actually one of the few musicians of the space-age bachelor pad music era to treat percussion music as something more than a gimmick. Breuer switched from violin to xylophone while in high school and became a virtuoso on the instrument at a time when it was still quite a novelty item. Breuer played with the very first musical stars of radio, the Cliquot Club Eskimos, as well as other society and vaudeville bands. He was a featured soloist on the xylophone in Roxy's Gang, the stage band of the Roxy Theater in New York City and continued to get the spotlight when he moved to the Radio City Music Hall orchestra. He worked for Warner Brothers and Fox movie studios in the late 1930s and early 1940s and even appeared in several short subjects and educational films during this time. He then returned to radio as a staff musician with NBC, where he remained until his retirement in the late 1970s.
Source : spaceagepop

En écoute la face 1 Rip • Access

Side 1 Rip access

1 - Mosquitos' Parade March
2 - Flapperette
3 - Bumble Bee Bolero
4 - Chinese Doll
5 - Chiapanecas
6 - Maxixe Mambo

22.4.06

Les Masques - Brasilian sound



Sous ce nom mystérieux aux allures de carnaval se dissimule un duo français amoureux des musiques brésiliennes, qui grave cet album extraordinaire à la fin des années 60. L'héritage des Swingle Singers et des Double Six est tout frais dans ces vocalises de scat bossa à la française. C'est toute l'alchimie d'une époque qui s'exprime à la perfection ici : car on est dans la mouvance de Pierre Barouh revenant du Brésil, la tête pleine de samba et de bossa nova, qui monte son label Saravah en 66 et diffuse progressivement le goût des musiques brésiliennes à ses amis chanteurs et compositeurs. Plusieurs chansons françaises de l'époque qui deviennent des tubes sont en réalité inspirés de titres brésiliens. Brigitte Bardot s'y met : on lui taille une pièce de choix avec "Tu veux ou tu veux pas" en 1970 inspiré de la bombe samba soul "Nao vem que nao tem", de Wilson Simonal. Un peu plus tard Pierre Vassiliu fait un carton avec le drôlatique "Qui c'est celui-là" (adapté d'un titre de Chico Buarque) et concocté initialement pour occuper une face B. Les Masques donc, c'est Pierre Vassiliu et Nicole Croisille accompagnés par le trio Camara (notamment Edson Lobo pianiste, bassiste et compositeur ; et Tita - voix et guitare). On retiendra le carnavalesque "Echo", les groovy en diable "Il faut tenir", "Bal chez le baron" ; mais le reste est du même tonneau, tour à tour coquin et chaloupé "La grosse bosse à Casanova" et un brin naïf "Dis nous quel est le chemin". Les arrangements de José Bartel, Christian Gaubert et Claude Germain sont en orfèvrerie, pour des pièces de pop-jazz comme on n'en fait plus.

Rip Access mp3 file - 320kbps

Face 1 :
Echo - 2.40
Il faut tenir - 3.00
Un regard... un sourire - 2.28
Enfer - 2.50
Bal chez le baron - 2.11
La grosse bosse à Cansanova - 2.25

Face 2 :
Mais un jour - 2.10
Invitation - 3.48
Dis nous quel est le chemin - 2.40
L'oiseau - 2.46
Les filles et les garçons - 2.36

16.4.06

The Ernie Kovacs Record Collection



Acteur comique américain des années 50, improvisateur de talent, iconoclaste à la radio comme à la télévision, Ernie Kovacs a expérimenté toutes sortes d'altérations du réel et des sages habitudes médiatiques de l'époque. Pionnier des effets vidéo créant des illusions visuelles, il s'amuse à inverser les polarités chromatiques (le noir devient blanc et vice versa) ; il joue sur également des interactions atypiques, hors cadre, en dialoguant avec les caméramen derrière l'objectif, les équipes sur le plateau... bref Ernie Kovacs est un des premiers à avoir chamboulé le PAF américain naissant ; et les bizzareries musicales de l'époque ne lui étaient bien sûr pas inconnues, puisqu'il nous livre avec ce disque une belle compilation mêlant des titres personnels issus de ses shows télévisés ou radio (notamment Song of the Nairobi trio) et des morceaux d'autres pointures de l'expérimentation weird et space age pop (Leroy Holmes, Yma Sumac, Ferrante & Teicher, Esquivel...).

Rip Access

1. Please Stand By
2. Oriental Blues (Ernie's Tune) - Tony Trio DeSimone
3. Moritatensanger (Mack the Knife) - Wolfgang Neuss
4. Song of the Nairobi Trio (Solfeggio) - Maxwell, Robert, His Harp & Orchestra
5. Polka from the Golden Age, Op. 22 - Boston Pops Orchestra, Arthur Fiedler
6. Oye Negra - Ferrante & Teicher
7. Hot Cakes and Sausage - Tony Trio DeSimone, Ernie Kovacs
8. Saxophobia - Clancy's Clowns
9. Medley: Jalouise (Jealousy)/Sentimental Journey - Esquivel
10. The Wrong Man - Ernie Kovacs, Edie Adams
11. There's a Little Spark of Love Still Burning - Henry Burr
12. Fish - Leona Anderson
13. Celestial Nocturne - Dr. Samuel J. Hoffman, Les Baxter & His Orchestra
14. African Echoes - Ferrante & Teicher
15. Indian Love Call - Henry Orchestra Mancini, Ernie Kovacs, Edie Adams
16. Tumba (Earthquake) - Yma Sumac
17. Rats in My Room - Leona Anderson
18. Mississippi Boogie - Ferrante & Teicher
19. Lt. Kije Part III - Chicago Symphony Orchestra
20. Oriental Blues - LeRoy and His Tug Boat Eight Holmes